Un rendez-vous chorégraphique international posé au bord de la Seine
Sous les étoiles de Melun, L’Escale a vu défiler, le 12 juillet, une partie des lauréats du Prix d’Europe (PDE), venu couronner cinq journées de rencontres et de compétitions tenues notamment à La Scala Paris. L’événement a rassemblé un public local autour d’un plateau où se sont succédé solos, duos et groupes dans des répertoires allant de la danse classique au contemporain et aux formes folkloriques.
Le spectacle réunissait quelque 500 danseurs — professionnels et amateurs — venus de 23 pays, âgés de 5 ans et demi à 37 ans. C’est la troisième année consécutive que Melun accueille la finale de cette compétition initiée par l’Association pour les échanges artistiques entre la France et la Chine (AEAFC).
- 500 danseurs présents
- 23 pays représentés
- Performances en 31 variations (solos, couples, groupes)
« Ainsi, en Chine, dix villes ont organisé des présélections pour le concours auxquelles ont participé plus de 10 000 candidats ! »
Cette phrase de Jean-Yves Klein, producteur de musique et représentant local de l’association pour la Seine‑et‑Marne, illustre l’ampleur du mouvement : le PDE, créé en 2015 par l’AEAFC, est devenu un tremplin très suivi en Chine, attirant des jeunes talents et des écoles. La présence remarquée de délégations chinoises, y compris des candidats issus de formations telles que le Junior Ballet de l’Opéra, a marqué les esprits par la précision et l’exigence artistique affichées sur scène.
| Élément | Chiffre |
|---|---|
| Edition en France | 8e |
| Année de création | 2015 |
| Présélections en Chine | 10 villes / >10 000 candidats |
Pour Melun, accueillir cet événement pour la troisième année consécutive n’est pas qu’une vitrine culturelle : c’est une manière d’affirmer, au-delà des murs de la ville, un rôle d’hôte régional capable d’attirer des initiatives internationales. Les organisateurs locaux, Jean‑Yves Klein et son épouse Alice Ye, jouent ainsi le rôle d’intermédiaires entre les scènes françaises et les grandes académies chinoises, contribuant à faire de la ville une escale régulière pour la danse.
Sur le plan local, la manifestation offre des retombées concrètes : rencontres entre professionnels et amateurs, visibilité pour les structures culturelles melunaises et, plus largement, une fréquentation accrue du centre-ville durant la période du gala. À L’Escale et sur les scènes associées, la soirée du 12 juillet a laissé le souvenir d’un foisonnement de couleurs, de rythmes et d’âges, rappelant que la danse demeure un langage partagé au‑delà des frontières.
À l’heure où les échanges culturels internationaux reprennent de l’ampleur, Melun se positionne comme une petite plate‑forme où se rencontrent la tradition française de la danse et la vivacité d’écoles étrangères, notamment chinoises, soucieuses de s’ouvrir aux repères historiques et artistiques de la France.