Un renvoi en correctionnelle qui ébranle le secteur psychiatrique local
Un médecin de 69 ans, rattaché à l’Unité d’admissions psychiatriques et psychothérapeutiques (UAPP) de Mende (Lozère), est renvoyé devant le tribunal correctionnel. Il devra répondre d’accusations d’agression sexuelle et de harcèlement sexuel à l’encontre d’une infirmière de l’établissement. D’après les éléments communiqués, les faits allégués se situent entre le 1er mars 2019 et le 10 mars 2025. L’audience est d’ores et déjà fixée au 3 décembre 2026.
Des faits reprochés dans l’exercice de ses fonctions
Le praticien est poursuivi pour agression sexuelle commise par une personne « abusant de l’autorité que lui confère sa fonction » et pour harcèlement sexuel caractérisé par des propos ou comportements à connotation sexuelle ou sexiste répétés. La plaignante, une infirmière âgée d’une trentaine d’années au moment des faits, travaillait au sein de la même structure. Selon les informations disponibles, le médecin exerçait alors sur les sites de Mende et de Saint-Alban-sur-Limagnole.
Position de la défense et situation professionnelle actuelle
La défense du praticien rejette l’ensemble des allégations. Par la voix de son conseil, il est indiqué que le mis en cause réfute les griefs portés contre lui.
« Par la voix de son avocat, le médecin conteste l'intégralité des faits qui lui sont reprochés. »
À la suite d’une procédure disciplinaire interne, le médecin poursuit aujourd’hui son activité sur le seul site de Saint-Alban-sur-Limagnole. L’UAPP ne s’est pas constituée partie civile dans ce dossier.
Dates clés et éléments connus
| Élément | Information |
|---|---|
| Période des faits présumés | 01/03/2019 – 10/03/2025 |
| Âge du médecin | 69 ans |
| Statut procédural | Renvoi devant le tribunal correctionnel |
| Date du procès | 03/12/2026 |
| Établissements mentionnés | Mende et Saint-Alban-sur-Limagnole |
| Partie civile | L’UAPP ne s’est pas constituée |
Enjeux pour les soignants et les usagers
Au-delà de la procédure pénale qui suivra son cours, cette affaire met en lumière la question de la prévention et du traitement des violences sexistes et sexuelles dans le cadre professionnel, en particulier dans le milieu hospitalier. Les informations disponibles précisent qu’une procédure disciplinaire a été engagée par l’établissement, aboutissant à une réorganisation de l’activité du praticien. Aucun autre élément n’est communiqué à ce stade sur d’éventuelles mesures d’accompagnement des équipes ou des patients.
Pour les personnels comme pour les usagers des structures de psychiatrie de Lozère, la tenue du procès fixera le cadre judiciaire des responsabilités. Le respect de la présomption d’innocence s’impose jusqu’au jugement. D’ici là, les services continuent de fonctionner, avec un médecin désormais positionné sur un seul site.
Repères pratiques
- Juridiction compétente : tribunal correctionnel (audience le 3 décembre 2026).
- Faits reprochés : agression sexuelle et harcèlement sexuel liés à l’exercice d’une fonction d’autorité.
- Établissements concernés : UAPP de Mende ; activité actuelle à Saint-Alban-sur-Limagnole.
À ce stade, aucune autre partie civile que la plaignante n’est mentionnée. Les prochaines informations officielles interviendront à l’occasion de l’audience, sauf évolution procédurale préalable.