Un plan triennal signé à la préfecture pour renforcer la lutte contre les discriminations
Fin juin, à Nancy, la préfecture de Meurthe‑et‑Moselle a officialisé la signature d’un plan départemental destiné à combattre le racisme, l’antisémitisme, la haine anti‑LGBT et les discriminations pour la période 2025‑2028. Le document a été paraphé par le préfet de Meurthe‑et‑Moselle ainsi que par les procureurs de Nancy et de Val‑de‑Briey, en présence des responsables des forces de sécurité.
Ce plan fixe des objectifs multiples, visant tant à mieux connaître la réalité des discriminations sur le territoire qu’à développer des actions de prévention, de formation et d’accompagnement. Il s’appuie sur une logique de pilotage transparent et prévoit une évaluation régulière des dispositifs engagés.
Axes prioritaires et actions attendues
Parmi les priorités mises en avant :
- mieux documenter et cartographier les phénomènes discriminatoires locaux ;
- sensibiliser et former les professionnels et les publics scolaires ;
- accompagner les victimes et les témoins dans leurs démarches ;
- sanctionner les auteurs et prévenir la récidive ;
- instaurer un suivi évaluatif des actions menées.
Ces axes doivent permettre d’articuler prévention, prise en charge judiciaire et soutien aux victimes, tout en renforçant la coordination entre acteurs institutionnels, forces de l’ordre et associations locales.
Des chiffres pour mesurer l’urgence
Le plan intervient dans un contexte où des actes haineux continuent d’être signalés dans le département. L’année passée, les services ont enregistré :
| Type d'actes | Nombre (année précédente) |
|---|---|
| Actes racistes et antisémites | 146 |
| Actes homophobes | 42 |
Ces chiffres soulignent la nécessité d’un dispositif coordonné et d’actions de prévention ciblées, notamment auprès des jeunes publics et des professionnels en contact avec des victimes potentielles.
Ce que cela change pour les habitants
Concrètement, les habitants peuvent s’attendre à voir se développer des campagnes de sensibilisation locales, des formations pour les personnels des collectivités et des établissements scolaires, ainsi qu’un renforcement des circuits d’orientation pour les victimes souhaitant déposer plainte ou obtenir un accompagnement. Le plan prévoit également une attention particulière portée à la transparence du pilotage pour que les actions et leurs effets soient rendus publics.
La mise en œuvre effective de ces mesures dépendra désormais de la mobilisation des acteurs locaux et des moyens alloués. Les prochaines étapes incluent la définition précise d’indicateurs d’évaluation et le calendrier des actions à déployer sur le territoire départemental.