Chaque affiche, une exigence : la mobilisation se rassemble devant le tribunal
Samedi 4 juillet à 9 h 30, une trentaine de personnes — 35 selon la police, « une cinquantaine » selon les syndicats présents — se sont retrouvées devant le tribunal judiciaire de Mont-de-Marsan. Sur les grilles, aux côtés des fleurs et peluches déposées en mémoire de Lyhanna, figuraient désormais douze affiches, chacune présentant une des grandes priorités réclamées pour une loi intégrale contre les violences sexuelles.
Cette initiative locale s'inscrit dans un mouvement national porté par une coalition féministe et enfantiste qui réunit 130 organisations. La coalition avait élaboré fin 2024 un vaste corpus de 140 mesures ; de ces travaux est née une proposition de loi de 78 mesures, déposée le 2 décembre 2025 par la députée socialiste de Seine-et-Marne, Céline Thiébault-Martinez.
Des syndicats aux parents : la demande de moyens
Aux côtés d'associations, les syndicats locaux — dont l'Union départementale CGT Landes, FSU Landes et Snes-FSU Landes — ont pris la parole pour souligner que l'adoption d'un texte ambitieux nécessitera des crédits et des moyens humains. Jean-Philippe Freysselinas, secrétaire général de l'Union départementale CGT Landes, a rappelé la nécessité d'accompagner les paroles par des actes :
« Il y a eu de grands discours de la part des politiques. Maintenant, il faut mettre les moyens. »
Les représentants de la FSU et du Snes-FSU ont insisté sur le rôle de l'école dans la prévention et l'éducation. Ils craignent que l'absence de personnels et d'heures ne rende difficiles la mise en œuvre effective des enseignements liés à la vie affective, relationnelle et à la sexualité.
Chiffres et enjeux locaux
| Élément | Valeur |
|---|---|
| Présence estimée | 35 (police) / ≈50 (syndicats) |
| Affiches déposées | 12 |
| Mesures proposées par la coalition (2024) | 140 |
| Mesures de la proposition de loi (déc. 2025) | 78 |
| Crédits supplémentaires évoqués | 2,6 milliards d'euros |
Les slogans et les discours avaient pour objectif de mettre la pression sur les députés et sénateurs locaux, afin qu'ils fassent remonter ces demandes au Parlement. Pour les manifestants, la question n'est plus seulement juridique mais aussi budgétaire et institutionnelle : sans moyens, il sera difficile d'assurer la prévention, la formation et la prise en charge des victimes.
Conséquences pour Mont‑de‑Marsan
Pour notre territoire, la mobilisation rappelle que les problématiques de violences sexuelles dépassent les grandes villes et qu'il faudra adapter les réponses locales : renfort des services judiciaires, formation des personnels éducatifs, et dispositifs d'accompagnement des victimes. Le rassemblement au pied du tribunal a offert un moment de mémoire pour Lyhanna, et un appel clair aux élus : traduire l'émotion en mesures concrètes.
- Rassemblement au tribunal judiciaire de Mont‑de‑Marsan le 4 juillet 2026
- Douze affiches reprenant les grandes priorités d'une loi intégrale
- Acteurs présents : syndicats (CGT, FSU, Snes‑FSU) et citoyens
À Mont‑de‑Marsan comme ailleurs, la mobilisation témoigne d'une attente forte : que la parole soufflée par les victimes et leurs soutiens se traduise rapidement en mesures effectives et financées.