Une justice locale sous tension après l'affaire Lyhanna
Le 10 juillet 2026, les responsables du tribunal judiciaire de Nanterre ont dressé un constat sans ambiguïté devant les parlementaires du département : cabinets d'instruction saturés, effectifs d'enquête insuffisants et personnels de greffe en nombre insuffisant pour absorber la montée des procédures relatives aux violences sexuelles sur mineurs.
Devant une assistance réduite et un public nombreux absent, le président du tribunal, Benjamin Deparis, et le procureur, Yves Badorc, ont cherché à expliciter le fonctionnement et les dysfonctionnements rencontrés localement depuis l'électrochoc suscité par la mort de Lyhanna, une affaire qui a mis en lumière des dépôts de plainte restés sans suite.
Selon les magistrats, la charge de travail par enquêteur est devenue préoccupante.
« Ça fait 24 dossiers par enquêteur »Cette phrase, reprise lors des échanges, illustre l'ampleur de la surcharge et le risque d'engorgement des procédures pénales touchant les mineurs.
La tentative d'explication au public a connu un accueil limité : une rencontre destinée aux habitants a rassemblé « une petite dizaine de personnes », selon les éléments communiqués par le tribunal. Le geste de transparence s'est ensuite tourné vers les élus du département : sur vingt parlementaires invités, seuls quatre ont répondu présents.
- Présents : Isabelle Florennes, Carole Guillerm, Xavier Iacovelli et Aurélien Saintoul (représenté).
- Invités : 20 députés et sénateurs du département.
- Public : environ une dizaine de personnes lors de la réunion publique.
| Élément | Chiffre |
|---|---|
| Parlementaires invités | 20 |
| Parlementaires présents | 4 |
| Participants à la réunion publique | ~10 |
Ce point d'étape met en lumière plusieurs enjeux locaux : l'adéquation des moyens humains aux besoins d'enquête, la capacité des services judiciaires à traiter rapidement des plaintes sensibles, et la coordination entre magistrature et représentants politiques pour trouver des réponses structurelles. Les magistrats ont insisté sur la nécessité d'augmenter les moyens d'enquête et de greffe pour éviter de nouvelles défaillances.
Pour les habitants de Nanterre, ces déclarations posent une question directe sur la sécurité judiciaire des mineurs et sur la confiance dans le traitement des plaintes : la communication du tribunal marque le début d'une alerte institutionnelle qui réclamera des décisions politiques et budgétaires au niveau départemental et national.