Un art mobile dans la ville
Pour la durée du Voyage à Nantes, qui s'étend cette année jusqu'au 6 septembre 2026, un tram nantais circulera orné d'une création de l'artiste marseillaise Pauline Barzilaï. L'œuvre, qui transforme l'extérieur d'une rame en un paysage imaginaire, s'inscrit dans la série de véhicules déjà engagés par la manifestation depuis 2020.
Le tram, long de 36 mètres, a été recouvert en deux jours de travail par l'entreprise Graphibus. Les équipes ont imprimé et posé des reproductions numérisées des toiles de l'artiste, mises à l'échelle pour épouser la carrosserie et restituer la texture des pastels gras.
Des images sous et sur la terre
Sur la rame, on peut discerner six tableaux différents : il s'agit de compositions au pastel gras qui évoquent, de façon abstraite, des sols, des grottes, des volcans, du sable et des éclipses. Ces motifs transforment la banale géométrie d'une rame en un récit visuel propice aux surprises lors d'une balade urbaine.
« cavernes, volcans et sables mouvants »
Le tram décoré circule sur les lignes 2 et 3, offrant aux voyageurs et aux piétons l'occasion d'une rencontre impromptue avec l'art contemporain dans le quotidien des déplacements.
Une pratique désormais récurrente
Depuis 2020, dix autres rames avaient déjà été transformées dans le cadre du Voyage à Nantes. Cette nouvelle collaboration confirme la volonté des organisateurs et de Semitan d'utiliser le mobilier de transport comme support d'exposition, rendant l'œuvre accessible hors des cadres muséaux.
- Artiste : Pauline Barzilaï (Marseille)
- Entreprise de pose : Graphibus
- Longueur de la rame : 36 m
- Lignes concernées : 2 et 3
- Durée du Voyage à Nantes : jusqu'au 6 septembre 2026
| Élément | Donnée |
|---|---|
| Nombre de tableaux reproduits | 6 |
| Temps de pose | 2 jours |
| Rame | 36 m |
Pour les Nantais, cette initiative modifie le paysage sonore et visuel des lignes concernées : l'œuvre se découvre autant au fil du trajet qu'au passage sur un quai. Elle illustre aussi une stratégie culturelle municipale et associative qui cherche à mêler art et mobilités, en rendant l'expérience artistique quotidienne et partagée.
Au-delà de l'effet esthétique, la présence de ces tramways peints pose des questions pratiques et symboliques : comment maintenir la lisibilité des informations voyageurs sur des supports fortement transformés ? Jusqu'à quel point l'espace public peut-il devenir une galerie tout en restant un service de transport ? Ces débats accompagnent désormais chaque nouvelle mise en circulation d'une rame artistique, et nourrissent les échanges entre usagers, exploitant et programmateurs culturels pendant toute la durée du Voyage à Nantes.
Les Nantais sont invités à repérer cette rame et à profiter, au détour d'un trajet, d'une rencontre inattendue avec l'œuvre de Pauline Barzilaï.