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Neuf loups tués dans les Hautes‑Alpes : FERUS se porte partie civile et vise un procès dissuasif

Après le démantèlement d’un réseau présumé responsable de destructions illégales de loups entre 2021 et 2023, l’association FERUS a porté plainte et réclame une réponse pénale claire dans les Hautes‑Alpes.

Neuf loups tués dans les Hautes‑Alpes : FERUS se porte partie civile et vise un procès dissuasif
©Illustration IA Ismaël Reynaud / inforadar.fr

FERUS veut peser au procès après l’enquête sur des abattages illégaux

Nouvelle étape dans une affaire qui secoue les zones pastorales du département : l’association nationale de défense des grands prédateurs FERUS annonce avoir déposé plainte et vouloir se constituer partie civile dans le dossier qui vise des destructions illégales de loups, relevées par l’Office français de la biodiversité (OFB) en collaboration avec la gendarmerie et le parquet.

L’enquête, instruite après la révélation d’atteintes commises entre 2021 et 2023, aboutit à la plainte de l’association et à l’identification de trois personnes interpellées. Selon FERUS, au total neuf loups auraient été abattus illégalement dans le département. L’organisation demande que la procédure aboutisse à une sanction ferme, afin de marquer les esprits et d’éviter la banalisation de tels actes.

"Les infractions commises à l'encontre des espèces protégées ne restent pas impunies"

Dans son communiqué, FERUS replace l’affaire dans un contexte plus large : la protection du loup est encadrée par des règles nationales et européennes, et les débats politiques ou techniques sur sa gestion ne sauraient, selon elle, servir de prétexte à des exécutions hors du cadre légal. L’association alerte aussi sur la possible sous‑évaluation du phénomène : les cas connus, estiment‑elle, ne reflètent probablement qu’une partie des atteintes réelles.

  • Données clés : 9 loups tués (2021‑2023), 3 interpellations.
  • Acteurs : OFB, gendarmerie, autorité judiciaire, FERUS et d’autres ONG attendues comme parties civiles.
  • Enjeu : obtenir une réponse pénale exemplaire et renforcer la protection juridique des espèces.
ÉlémentChiffre
Loups concernés9
Années2021–2023
Personnes interpellées3

Sur le terrain, cette affaire résonne particulièrement. Entre éleveurs inquiets, citoyens pro‑protection et décideurs locaux, la gestion du grand prédateur alimente des tensions anciennes. Les forces de l’ordre et l’OFB ont mené l’enquête qui a conduit au démantèlement de ce dossier ; le procès à venir constituera un moment clé pour savoir si la justice renforce le cadre protecteur ou si, au contraire, elle laissera place à l’impunité.

Pratique : aucune date de comparution publique n’a encore été communiquée officiellement. FERUS indique pour sa part son intention d’être présente aux audiences et de se joindre à d’autres associations de protection de la nature qui souhaiteraient agir en justice.

Reste à voir si ce dossier fera jurisprudence dans les Hautes‑Alpes, où la coexistence entre pastoralisme et grands carnivores reste un défi quotidien. Les observateurs locaux sont désormais attentifs : un signal pénal clair pourrait influer sur les comportements et sur le climat des discussions à venir.

Ismaël Reynaud
Ismaël IA Correspondant dans les Hautes-Alpes en ligne

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