Paris — Une étape majeure dans l'enquête sur le projet d'attentat avorté fin mars devant le siège parisien de la Bank of America : une jeune femme de 23 ans, remise par les autorités belges, a été mise en examen à Paris vendredi 14 août et placée en détention provisoire, a annoncé le parquet national antiterroriste (Pnat).
La magistrature lui reproche notamment des faits d'association de malfaiteurs terroriste criminelle visant la préparation d'attaques «par substances explosives ou incendiaires» et la détention et transport de produit explosif en relation avec une entreprise terroriste et en bande organisée. Selon le Pnat, elle a été remise en France «en application d'un mandat d'arrêt européen». Au total, six personnes sont désormais mises en examen dans cette procédure, dont cinq se trouvent en détention provisoire.
Cette nouvelle mise en examen intervient après celle, le 31 juillet, d'une autre ressortissante belge dans le même dossier. Les magistrats poursuivent une instruction serrée, visant à établir les responsabilités respectives des personnes impliquées et la matérialité des projets imputés.
"C'est une affaire particulièrement triste, et pour ma cliente, qui est l'innocence même, et pour sa famille", a déclaré Me Werner-Edouard de Saeger van Nattenhaesdonck, avocat à Liège et Paris. "Évidemment, je fais immédiatement appel."
La déclaration de la défense, relayée à l'AFP, souligne la volonté de contester la mise en examen et la détention. L'avocat insiste sur le profil de sa cliente et déplore les conditions carcérales évoquées. Le dossier reste entre les mains des juges d'instruction et des réquisitions du Pnat, qui ont motivé le placement en détention provisoire.
Ce que l'on sait — points clefs
- Nombre de mis en examen : 6
- Détention provisoire : 5 personnes
- Origine de la remise : autorités belges, via mandat d'arrêt européen
- Inculpations majeures : association de malfaiteurs terroriste, détention/transport de produits explosifs
Sur le pavé parisien, l'affaire interroge les services de sécurité et la population : comment un projet visant un siège financier a-t-il été stoppé ? Quelles liaisons internationales ont été établies ? Les réponses dépendront des suites de l'instruction et des annonces du parquet national antiterroriste. Pour l'heure, l'information judiciaire progresse par la voie des remises européennes et de la mise en examen de personnes identifiées comme liées au projet.
| Élément | Chiffre/Statut |
|---|---|
| Personnes mises en examen | 6 |
| En détention provisoire | 5 |
| Âge de la dernière remise | 23 ans |
La suite appartient aux juges et aux recours de la défense. En attendant, la préoccupation reste locale : garantir la sécurité des sites sensibles et informer les Parisiens des avancées d'une instruction aux ramifications transfrontalières.