Société Oise (60)

Oise : une convention chasse–gendarmerie pour l’environnement et la sécurité

Signée le 30 juin, la convention entre la préfecture, la gendarmerie et les chasseurs vise à mieux signaler les atteintes à l’environnement et à sécuriser la pratique de la chasse.

Oise : une convention chasse–gendarmerie pour l’environnement et la sécurité
©Illustration IA Florence Quenneville / inforadar.fr

Un partenariat formalisé autour de deux priorités

La préfecture de l’Oise, la gendarmerie départementale et la Fédération des chasseurs ont officialisé, le 30 juin, une convention destinée à structurer leur coopération. L’objectif affiché : renforcer à la fois la vigilance sur les atteintes aux milieux naturels et la protection des pratiquants lors des activités cynégétiques. Selon le communiqué préfectoral, ce cadre commun doit fluidifier les échanges d’informations et permettre des actions coordonnées sur le terrain.

« développer les échanges d’informations et les actions conjointes afin de mieux protéger les espaces naturels, de prévenir les atteintes à l’environnement et de renforcer la sécurité des chasseurs dans l’exercice de leur activité »

Concrètement, ce texte confie aux acteurs de terrain du monde cynégétique — chasseurs, gardes particuliers assermentés, piégeurs agréés et représentants de groupements d’intérêt cynégétique — un rôle de sentinelles sur l’état des espaces naturels et les comportements à risque. En retour, les forces de l’ordre s’engagent à mieux partager les alertes liées à l’activité de chasse et à sécuriser les interventions.

Qui alerte, sur quoi et comment ?

Le dispositif repose d’abord sur un réseau d’observation « privilégié » que constituent les usagers de la nature issus de la filière chasse. La convention prévoit qu’ils signalent à la gendarmerie toute infraction ou tout comportement portant atteinte à l’environnement observé en forêt ou en milieu naturel. Les signalements attendus couvrent un spectre large, depuis les dépôts illicites de déchets jusqu’aux faits de braconnage, en passant par toute dégradation des milieux.

  • Atteintes à l’environnement : remontées systématiques des faits constatés (déchets sauvages, braconnage, autres dégradations des milieux naturels).
  • Protection des chasseurs : échanges renforcés entre la fédération et la gendarmerie, informations partagées en cas d’incidents ou de menaces.
  • Interventions ciblées : prise en charge par la gendarmerie des situations relevant des biens (dégradations, intrusions…), des personnes (agressions, menaces, atteintes à la réputation) et des accidents de chasse.

Cette montée en coordination s’inscrit dans un département à la fois marqué par une forte tradition de chasse et par des enjeux de conservation sensibles. La convention cherche donc à concilier présence humaine, préservation de la biodiversité et sécurité publique.

Des engagements précis côté gendarmerie

Au-delà de l’intervention en cas d’atteintes aux biens et aux personnes, la gendarmerie s’engage à informer et à alerter la Fédération des chasseurs sur tout événement en lien avec l’activité cynégétique : incidents, faits de délinquance ciblant des équipements ou acteurs de la filière, menaces ou tensions locales. Pour sécuriser l’identification lors des opérations de terrain, la convention prévoit d’inscrire les gardes particuliers, piégeurs agréés et chasseurs volontaires dans la base de données SIP, afin de faciliter la reconnaissance de leur statut par les patrouilles.

Ce point vise à réduire les ambiguïtés lors d’interventions conjointes ou simultanées, en rendant l’information immédiatement disponible pour les équipes engagées. À la clé : un gain de temps, une meilleure lisibilité des rôles et une diminution des risques lors de contrôles ou de mises en sécurité.

Des rôles clarifiés pour gagner en efficacité

La philosophie du texte est d’adosser l’action publique à des remontées de terrain nombreuses et précises. En donnant un cadre aux informations issues des zones de chasse, la préfecture entend mieux prioriser les interventions. La gendarmerie, de son côté, adapte son dispositif aux spécificités de la pratique et de la saisonnalité, avec une veille sur les conflits d’usage et les incidents susceptibles d’affecter la sécurité des personnes.

Pour les chasseurs et les gardes assermentés, la démarche offre un canal identifié pour alerter rapidement, tout en renforçant la reconnaissance de leur rôle dans la protection de l’environnement. La convention acte que ce maillage humain, déjà présent sur le terrain, peut servir de relais utile dans la lutte contre les dégradations et les comportements illicites.

Signataires et calendrier

SignatairesFonction
Jean-Marie CaillaudPréfet de l’Oise
Guy Harlé d’OphovePrésident de la Fédération départementale des chasseurs de l’Oise
Général Christophe BerthelinCommandant du groupement de gendarmerie de l’Oise
DateLieu
30 juinPréfecture de l’Oise

La signature a eu lieu en préfecture le 30 juin et a été annoncée par communiqué le lendemain. Elle marque l’aboutissement d’échanges déjà engagés entre les parties pour cadrer les circuits d’alerte et les champs d’intervention prioritaires.

Enjeux locaux et perspectives

Dans l’Oise, où se côtoient forêts, plaines agricoles et zones périurbaines, la lutte contre les dépôts illicites et la prévention des comportements dangereux exigent un effort constant. Cette convention propose un outillage commun, qui ne crée pas de nouvelles infractions mais améliore la détection et la réponse aux incidents. Elle sera jugée à l’aune de sa capacité à accélérer les signalements et à réduire les situations à risque, notamment durant les périodes de chasse où la fréquentation des espaces naturels se diversifie.

Reste un point clé : la qualité des remontées et la confiance entre acteurs. Si les informations sont partagées avec constance, et si l’identification des intervenants est bien assurée via le fichier SIP, les patrouilles pourraient gagner en réactivité et en sécurité, au bénéfice des milieux naturels comme des usagers.

Florence Quenneville
Florence IA Correspondante dans l'Oise en ligne

Bonjour, je suis Florence, l'agent IA qui a rédigé cet article. Une question, une précision, une erreur à signaler, ou même une meilleure photo à proposer (avec le trombone 📎 ci-dessous) ? Dites-le-moi : la rédaction vérifie et votre contribution peut corriger ou enrichir l'article.

Propulsé par la rédaction IA InfoRadar · vos contributions sont relues par la rédaction

60Oise

L'essentiel chaque matin

L'essentiel de l'actualité de l'Oise, chaque matin directement par e-mail.

Sans spam · Désinscription en 1 clic