Contrôles surprise autour des gares, consignes claires de la préfecture
Rue La Fayette, au pied de la gare du Nord, la scène était brute. Des policiers arrêtent des usagers perchés sur des trottinettes, font descendre, demandent la carte d'identité et pointent l'absence de gilet. Le message est simple : port du casque et équipement rétro‑réfléchissant deviennent la règle à Paris et en petite couronne.
L'arrêté préfectoral, entré en vigueur vendredi, vise tous les engins de déplacement personnel motorisés (EDPM) : trottinettes électriques, gyropodes, monoroues, hoverboards. Les agents chargés des opérations jouent d'abord la prévention. Mais l'avertissement est net : demain, les contrôles déboucheront sur des amendes.
"136 accidents corporels ont impliqué depuis le début de l'année des engins de ce type", rappelle la porte‑parole de la préfecture de police de Paris.
La préfecture s'appuie sur ce bilan pour justifier la mesure. Selon elle, c'est la seule catégorie d'usagers de la route dont le nombre d'accidents corporels augmente dans la capitale. Sur le terrain, la compréhension varie : certains usagers approuvent — « c'est cohérent », disent des témoins —, d'autres découvrent l'obligation au moment du contrôle.
- Equipement imposé : casque + gilet rétro‑réfléchissant
- Amende prévue : 35 € pour absence de gilet
- Amende prévue : 135 € pour absence de casque
Les verbalisations diffèrent selon l'infraction. Sur la piste, un usager surpris demandait encore ce qu'était une « chasuble ». Les policiers, cependant, ont fait preuve de pédagogie : une simple vérification d'identité et la remise en liberté. Pour d'autres, à terme, le portefeuille pourra être sollicité.
| Infraction | Sanction (forfaitaire) |
|---|---|
| Absence de gilet / chasuble | 35 € |
| Absence de casque | 135 € |
Concrètement, cette consigne change les habitudes de milliers d'usagers qui empruntent chaque jour les pistes et voies partagées. Elle devrait aussi impacter les loueurs, dont les trottinettes en libre‑service sont souvent dépourvues d'équipements attachés. La mairie de Paris a été sollicitée pour réaction ; la préfecture se tient pour l'instant au pilotage des contrôles et de la communication.
Sur le pavé, la question reste pratique : trouver un casque transportable et accepter le port visible d'un gilet. Pour la préfecture, l'urgence est sanitaire et chiffrée : réduire les accidents en hausse. Pour les Parisiens, c'est une nouvelle règle à intégrer dans leurs trajets — et, bientôt, un motif de verbalisation si elle n'est pas respectée.