Une intervention tragique dans le 12e
Mercredi, vers 17 heures, une intervention de police a viré au drame dans le 12e arrondissement de Paris. Alertés par un homme inquiet pour l’état mental de sa compagne, les policiers se sont rendus dans un restaurant où la femme, née en novembre 1977, était hébergée au sous-sol depuis une séparation survenue une quinzaine de jours plus tôt. La suite s’est jouée dans l’escalier qui mène à la cave.
Des gestes armés, un Taser, puis des tirs
Selon les éléments communiqués au parquet, la femme est descendue dans la cave et a soudainement pris à partie la policière qui la suivait, en brandissant un couteau de boucher. La fonctionnaire a utilisé son pistolet à impulsion électrique. Son collègue, juste derrière, a fait feu. Dans l’escalier, les enquêteurs ont retrouvé huit étuis. Les pompiers n’ont pas réussi à la ranimer. Son décès a été constaté sur place.
« La policière a fait usage de son pistolet à impulsion électrique. Le policier qui la suivait a fait usage de son arme à feu. Huit étuis ont été retrouvés dans l’escalier. Les pompiers n’ont pu réanimer la femme »
Le parquet indique que la policière a été légèrement blessée. La préfecture de police avait, de son côté, évoqué une femme « retranchée » et « menaçante » au sous-sol de l’établissement.
Double enquête: IGPN et police judiciaire
Jeudi, le parquet de Paris a annoncé l’ouverture de deux procédures. La première, pour violences ayant entraîné la mort, a été confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). La seconde, pour tentative d’homicide sur personne dépositaire de l’autorité publique, revient au 2e district de police judiciaire.
| Qualification | Service saisi |
|---|---|
| Violences ayant entraîné la mort | IGPN |
| Tentative d’homicide sur personne dépositaire de l’autorité publique | 2e DPJ |
Contexte familial et sanitaire
Le signalement aux forces de l’ordre est parti d’un proche. L’homme a expliqué que, depuis leur séparation, la femme logeait dans le sous-sol du restaurant tenu par son frère. Le parquet précise aussi qu’elle était consommatrice de méthamphétamines et qu’elle venait de sortir, dans la matinée, d’une hospitalisation en soins psychiatriques. Des informations qui éclairent la chronologie, sans trancher la question centrale: les conditions exactes d’usage des armes au moment des faits.
Ce que l’on sait à ce stade
- Intervention appelée pour inquiétude sur l’état de santé d’une femme née en 1977.
- Altercation en sous-sol d’un restaurant du 12e; arme blanche brandie.
- Usage d’un Taser, puis tirs; huit étuis retrouvés.
- Décès constaté; policière légèrement blessée.
- Enquêtes ouvertes: IGPN et 2e DPJ.
Quelles suites à Paris?
La police des polices devra préciser la séquence, tir par tir, et vérifier la conformité de l’intervention. L’autre enquête devra établir la matérialité de l’attaque au couteau ayant visé la fonctionnaire. Ces deux volets s’annoncent déterminants pour comprendre ce qui s’est joué en quelques secondes, au fond d’un escalier du 12e. En attendant, un point reste certain: l’affaire place de nouveau, à Paris, la question de l’intervention en milieu clos, la gestion des crises psychiatriques et l’usage des armes au cœur du débat.
Les repères clés de l’intervention
| Moment | Lieu | Éléments matériels | Issue |
|---|---|---|---|
| Vers 17 h, mercredi | Cave d’un restaurant, 12e | 8 étuis retrouvés | Décès constaté |
Les suites judiciaires diront si les gestes posés par les agents étaient proportionnés à la menace décrite. D’ici là, les deux enquêtes, distinctes et complémentaires, concentrent l’attention des riverains et des acteurs de la sécurité à Paris.