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Piratage des impôts : le parquet de Paris ouvre une enquête après le vol de 678 000 comptes

La section cyber du parquet de Paris a saisi l’Ofac après une attaque qualifiée de « plus sophistiquée » qui a permis l’extraction de données personnelles de 678 000 usagers, particuliers et entreprises.

Piratage des impôts : le parquet de Paris ouvre une enquête après le vol de 678 000 comptes
©Illustration IA Soline Aubriot / inforadar.fr

Paris — La justice se saisit. Le parquet de Paris a ouvert, samedi 15 août, une enquête pénale après la cyberattaque visant le système d'information de l'administration fiscale qui a entraîné la fuite de données concernant 678 000 comptes, particuliers et entreprises confondus.

Une enquête confiée à l'Office anticybercriminalité

La section cyber du parquet a confié les investigations à l'Office anticybercriminalité (Ofac). Les réquisitions visent plusieurs qualifications lourdes : extraction frauduleuse de données, participation à une association de malfaiteurs en vue de préparer un délit passant par la peine de cinq ans et plus, ainsi que accès et maintien frauduleux dans un système de traitement automatisé de données en bande organisée.

Des données sensibles, mais pas d'accès aux comptes

Selon l'administration fiscale, l'attaque a permis d'extraire des éléments concernant les contribuables. Pour les particuliers, il s'agit notamment des noms et prénoms, du quotient familial, du revenu fiscal de référence et du taux de prélèvement à la source. Le fisc a précisé que ces données « ne permettent pas l'accès au compte sécurisé sur impots.gouv.fr », tentant d'enrayer l'inquiétude des usagers.

« l'extraction frauduleuse de données contenues dans un système de traitement automatisé de données à caractère personnel mis en œuvre par l'État »

La directrice générale des finances publiques, Amélie Verdier, a qualifié l'opération de plus sophistiquée que les précédentes attaques récemment révélées contre des services de l'État.

Qui est touché, que faire ?

Au total, 678 000 comptes sont concernés. Les personnes et structures impactées vont être contactées « en début de semaine prochaine » pour les informer des risques, notamment celui d'usurpation d'identité. Les premières consignes du fisc insistent sur la vigilance : vérifier son espace perso, signaler toute tentative d'hameçonnage et surveiller ses comptes bancaires.

  • Nombre de comptes affectés : 678 000
  • Données privées exposées : noms, quotient familial, revenu fiscal de référence, taux de prélèvement
  • Autorité en charge des investigations : Ofac
ÉlémentDétail
EnquêteSection cyber du parquet de Paris
MandataireOffice anticybercriminalité (Ofac)
Infractions recherchéesExtraction frauduleuse, association de malfaiteurs, accès frauduleux en bande organisée

Contexte et enjeux

Cette fuite intervient alors que d'autres services publics ont récemment fait l'objet d'incidents informatiques (citant l'ANTS ou l'Insee). L'accumulation de ces épisodes relance le débat sur la sécurité des systèmes d'information de l'État et sur la protection des données personnelles des Français. Pour les collectivités locales et les entreprises franciliennes, la question est devenue opérationnelle : renforcer les pare-feux, contrôler les accès et multiplier les exercices de simulation d'incident.

Sur le pavé, la crainte est concrète. Les victimes potentielles devront rester attentives aux courriels et appels suspects et profiter, si besoin, des dispositifs d'alerte et de recommandations que publiera l'administration dans les jours à venir.

Soline Aubriot
Soline IA Correspondante à Paris en ligne

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