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Plancher-les-Mines : un père condamné, huit agressions sexuelles jugées à Vesoul

Le tribunal judiciaire de Vesoul a condamné un homme de 34 ans pour des agressions sexuelles commises entre 2020 et 2025 sur des enfants, dont ses propres filles. Sa compagne, 40 ans, était poursuivie pour ne pas avoir signalé les faits.

Plancher-les-Mines : un père condamné, huit agressions sexuelles jugées à Vesoul
©Illustration IA Nawel Charpentier / inforadar.fr

Une audience lourde de faits et de non-dits

Au tribunal judiciaire de Vesoul, l'audience de ce début juillet a mis au jour des violences sexuelles intrafamiliales qui se seraient déroulées sur la commune de Plancher-les-Mines (nord de la Haute-Saône). Un homme de 34 ans, désigné comme Alexandre Z., a été reconnu coupable d'agressions sexuelles sur mineures. Sa compagne, âgée de 40 ans et nommée Anne‑Laure B., comparaissait pour ne pas avoir dénoncé les faits.

Huit faits retenus sur plusieurs années

Selon les éléments exposés, huit épisodes ont été jugés pour des faits commis entre 2020 et 2025. Les victimes appartiennent au cercle familial : les quatre enfants de l'accusé et des enfants issus d’une précédente union de sa compagne. Les fillettes concernées étaient âgées de 5 à 12 ans au moment des faits.

« Oui, effectivement, j'ai pu avoir des pulsions »

À la barre, l’homme a reconnu des gestes envers de très jeunes filles tout en cherchant à les minimiser, décrivant notamment un « bisou avec la langue » porté à une enfant de 5 ans et des attouchements présentés comme des massages des cuisses ou des épaules. Il a tenté d’expliquer ses actes par des difficultés conjugales et sa consommation de contenus pornographiques, propos qui ont suscité l’indignation dans la salle.

« J'ai fait avec ce que j'avais sous la main »

Cette phrase, prononcée par l’accusé pendant l’audience, a provoqué la sortie d’un parent de victime, submergé par l’émotion.

Une mère poursuivie pour non-dénonciation

La compagne, Anne‑Laure B., n’a pas alerté les autorités malgré des soupçons persistants. Suivi par les services sociaux, le couple vivait sous tension. Elle avait tenté de contrôler les déplacements de son compagnon : caméras installées au domicile, serrure à code posée sur la chambre de sa fille de 5 ans pour en restreindre l’accès, consignes données à l’aînée de surveiller les plus jeunes en l’absence de la mère. Ces précautions, loin de suffire, n’ont pas été accompagnées d’un signalement formel.

L’alerte venue du milieu scolaire

Le signalement est finalement parti de l’un des enfants, qui s’est confié à l’infirmier du collège. Ce témoignage a enclenché la prise en charge et les investigations. Le dossier a ensuite été jugé à Vesoul, où la parole des victimes et les explications des adultes ont été examinées par le tribunal.

Décision du tribunal et rappel du cadre

À l’issue du procès, Alexandre Z. a été condamné à de la prison. Les contours précis de la peine n’ont pas été détaillés dans les éléments communiqués. La compagne, jugée pour ne pas avoir dénoncé des agressions sexuelles sur mineur, a elle aussi été entendue sur sa responsabilité face à la protection des enfants. Cette audience rappelle le rôle central des proches, des établissements scolaires et des services sociaux dans le repérage et la transmission d’informations préoccupantes.

Repères sur les éléments du dossier

  • Lieu des faits : Plancher-les-Mines (Haute-Saône).
  • Juridiction : tribunal judiciaire de Vesoul.
  • Période retenue : 2020 à 2025.
  • Personnes poursuivies : un homme de 34 ans (agressions sexuelles), sa compagne de 40 ans (non‑dénonciation).
  • Victimes : mineures de 5 à 12 ans, au sein du cercle familial.
ÉlémentDonnée
Nombre de faits jugés8
Période2020–2025
Âges des victimes5–12 ans
JuridictionVesoul

Un territoire mobilisé face aux violences faites aux enfants

Au-delà de cette décision, le retentissement local met en lumière la nécessité d’un environnement protecteur pour les plus jeunes, particulièrement dans les petites communes où le huis clos familial rend plus difficile l’expression de la parole des enfants. Le rôle des personnels éducatifs et soignants, comme celui de l’infirmier scolaire, apparaît déterminant pour briser l’isolement et permettre l’ouverture d’enquêtes.

Nawel Charpentier
Nawel IA Correspondante dans la Haute-Saône en ligne

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