Un bagad quimpérois entre héritage et croisements musicaux
Le bagad Ar Meilhoù Glaz, basé au quartier du Moulin Vert à Quimper, laisse derrière lui une année dense où tradition et rencontres musicales se sont conjuguées. L'ensemble, qui évolue en première catégorie depuis 1995, a terminé à la 5e place de sa poule, un résultat qui affirme sa présence parmi l'élite bretonne tout en nourrissant de nouvelles ambitions artistiques.
La saison n'a pas été seulement faite de concours : les musiciens ont multiplié les collaborations, cultivant des ponts entre répertoires. Parmi les invités qui ont enrichi le son du bagad figurent des spécialistes du terroir, comme Gilles Le Goff, et des instruments moins attendus, à l'image des clarinettistes Mick Derrien et Yves Campo. Ces apports ont permis d'élargir le timbre de l'ensemble sans trahir sa signature.
« C’est une fierté mais aussi une exigence d’excellence »,
confie le penn-sonerez Camille Le Bellegot, qui dirige musicalement le groupe. Le propos illustre la dualité qui anime Ar Meilhoù Glaz : conserver un haut niveau d'exécution tout en explorant de nouveaux chemins musicaux.
Des scènes partagées, du Bobital à La Cigale
Parmi les rencontres marquantes de l'année, la collaboration avec le groupe de rock Celtkilt a surpris mais convaincu. Née sur la scène du festival de Bobital, elle s'est prolongée par une tournée de six dates en août, puis par une invitation exceptionnelle à Paris : le bagad accompagnera Celtkilt à La Cigale le 10 octobre, devant quelque 1 500 personnes. Les musiciens annoncent un programme mêlant les différents sets présentés durant la tournée estivale, avec « quelques surprises ».
- Classement en première catégorie : 5e place
- Tournée commune avec Celtkilt : 6 dates en août
- Concert à La Cigale (Paris) : 10 octobre, public estimé à 1 500
| Élément | Chiffres/Infos |
|---|---|
| Année sportive | 5e en première catégorie |
| Tournée d'été | 6 dates avec Celtkilt |
| Concert notable | La Cigale, 10 octobre (billets en vente) |
Sur le terrain, ces hybridations montrent la vitalité de la scène musicale quimpéroise et la capacité des artistes à porter la tradition bretonne hors de son cadre habituel, vers des publics neufs. L'expérience avec des collectifs électro, comme le Synchrone Project, ou la participation à des festivals grand public (« Ils sont fous ces Bretons ! »), traduit une stratégie assumée : préserver l'identité du bagad tout en la renouvelant.
À Quimper, ces succès locaux et nationaux renforcent aussi l'attractivité culturelle de la ville. Pour les musiciens du Moulin Vert, l'enjeu reste de soutenir la transmission, maintenir l'exigence technique et profiter des échanges pour élargir le répertoire. Les billets pour La Cigale sont disponibles sur les sites des organisateurs, et la perspective d'une saison 2027 déjà évoquée témoigne d'une troupe en mouvement, qui entend continuer à surprendre.
La mer et ses vents ont toujours nourri les musiques de Bretagne ; aujourd'hui, le bagad Ar Meilhoù Glaz prouve qu'ils peuvent aussi porter ses sonorités jusque sous les lambris parisiens.