Une filière locale fragilisée, des salariés mobilisés
À Ergué-Gabéric, l’usine de Bluebus, filiale du groupe Bolloré qui assemble des autobus électriques, se trouve au cœur d’une crise sociale et industrielle. Les syndicats dénoncent un projet de réduction d’activité qui mettrait en péril des emplois locaux et affecterait une chaîne de production liée à la fabrication de batteries.
Au total, 115 postes seraient directement menacés si l’arrêt annoncé de certaines lignes de production se confirmait, selon les éléments communiqués par les représentants syndicaux. Sur ce total, 74 emplois concernent spécifiquement la production de bus chez Bluebus à Ergué-Gabéric.
« les salariés refusent d’être sacrifiés »
Face à ce risque, l’intersyndicale CGT, CFTC et FO a engagé une action judiciaire : elle assigne la direction devant le tribunal alors que les négociations en cours n’ont pas abouti à un accord. Les représentants du personnel évoquent une impatience croissante et n’écartent pas de nouvelles formes de mobilisation pour défendre les postes menacés.
Sur le terrain, le climat est tendu. Les salariés mobilisés le 15 octobre témoignent d’une inquiétude partagée : la région Bretagne s’est investie ces dernières années dans les transitions énergétiques et la mobilité électrique, et la disparition d’une activité industrielle comme celle-ci fragiliserait un écosystème local, fournisseurs compris.
- Emplois directement menacés : 115 (bus + batteries)
- Postes chez Bluebus à Ergué-Gabéric : 74
- Acteurs syndicaux : CGT, CFTC, FO (intersyndicale)
Les enjeux dépassent la seule entreprise. Les élus locaux et les acteurs économiques du Finistère suivent la situation de près, conscients que la perte de capacités industrielles dans la filière électrique aurait des répercussions sur l’emploi et sur l’attractivité du territoire pour d’autres projets industriels liés aux mobilités propres.
| Élément | Chiffre / précision |
|---|---|
| Postes menacés (total) | 115 |
| Postes menacés chez Bluebus | 74 |
| Organisations syndicales | CGT, CFTC, FO |
Du côté de la direction, les négociations se poursuivent, mais aucune annonce publique d’accord n’a été signalée pour l’heure. Les salariés, eux, multiplient les actions et maintiennent la pression judiciaire et sociale pour obtenir des garanties sur l’avenir de leurs emplois.
Pratique : pour suivre l’évolution du dossier, les prochains rendez‑vous de négociation et les éventuelles mobilisations seront annoncés par les syndicats et la direction ; les riverains et fournisseurs locaux sont invités à se tenir informés via les communiqués syndicaux et les services de la préfecture pour connaître les impacts potentiels sur la production et la logistique dans la région.