Le personnel pénitentiaire de Roanne dénonce une situation durablement dégradée
Le syndicat UFAP UNSa Justice de Roanne publie un appel à la direction du centre de détention : les agents ont tenu l’établissement ces derniers mois malgré un manque d’effectifs jugé « préoccupant ». Dans un communiqué transmis localement, les représentants syndicaux insistent sur la fatigue accumulée, les nombreux rappels et la dégradation des conditions de travail.
Selon le syndicat, le « mode dégradé » est devenu courant dans l’établissement : feuilles d’appel avec des postes vacants, personnels contraints d’assurer des missions en sous-effectif et ouverture de secteurs au prix d’une organisation mettant en tension la sécurité des équipes.
Les revendications adressées à la direction sont claires et pratiques : réviser l’organisation du travail, mettre fin à l’isolement des agents face à des équipes mobiles et garantir des effectifs suffisants pour chaque secteur. Le syndicat rappelle que l’ouverture d’un secteur ne doit pas se faire au détriment de la couverture des autres zones.
« L’UFAP UNSa Justice Roanne restera mobilisée aux côtés des personnels. » — Vianney Thumerelle, Secrétaire Local
Sur le terrain, ces difficultés pèsent sur le quotidien des agents. Le syndicat exprime son refus de voir se généraliser les doublures supprimées ou les postes non pourvus, qui selon lui compromettent la sécurité des personnels et la tenue normale des missions de l’établissement.
- Problème majeur : effectifs insuffisants et rappels répétés.
- Conséquence : dégradation des conditions de travail et risques accrus pour la sécurité.
- Demande : réorganisation du travail et renforts pour éviter l’isolement des agents.
Le communiqué du syndicat met en avant la responsabilisation des agents — « ils ont fait leur part » — et presse la direction de prendre des mesures concrètes. Aucune réponse officielle de l'administration pénitentiaire n’est mentionnée dans le texte rendu public par l’UFAP UNSa Justice de Roanne.
Impacts locaux et points à suivre
Pour Roanne, la situation soulève des questions de sécurité au travail et de continuité du service public dans une structure sensible. Les conséquences possibles vont au-delà du personnel : une organisation en sous-effectif peut affecter la gestion quotidienne des détentions et les relations avec les partenaires locaux (services sociaux, santé, etc.).
| Constat | Exigence syndicale |
|---|---|
| Feuilles d'appel vides, agent rappelés | Renforts et reconfiguration des équipes |
| Ouvertures de secteurs risquant d'isoler des équipes | Maintien des doublures et sécurité prioritaire |
La question des effectifs et de l’organisation du travail reste posée : il faudra suivre les prochaines démarches du syndicat et la réaction de la direction du centre de détention de Roanne pour savoir si des mesures seront engagées afin de sortir de ce « mode dégradé » devenu, selon l’UFAP, la norme.