Un appel hebdomadaire pour garder les familles à l'abri
Le Collectif en lutte avec les sans-papiers de Saint-Brieuc a décidé de maintenir une présence régulière devant la préfecture des Côtes-d'Armor. L'objectif affiché est de protéger sept familles de l'agglomération, qui comptent au total dix-sept enfants, et d'empêcher toute mise à la rue pendant l'été.
Mobilisé depuis le mois de mai, le collectif a réuni à nouveau ses membres le vendredi 3 juillet. Les actions menées ces dernières semaines — prises de parole, contacts avec des élus locaux, rassemblements publics —, estiment les organisateurs, ont probablement joué un rôle dans la suspension des expulsions pour plusieurs des familles concernées. Pour autant, la menace administrative n'a pas été formellement levée pour l'ensemble des foyers.
« Dans l'attente de rencontrer le préfet »
Le collectif réclame une rencontre avec le représentant de l'État afin d'obtenir des réponses concrètes sur la situation de ces familles et des garanties d'hébergement. En attendant, il appelle à se rassembler chaque jeudi à 12 h 30, jour où le 115 procède aux renouvellements d'hébergement, pour faire vivre le réseau de solidarité local et réagir rapidement si un foyer se retrouvait sans solution.
Conséquences pour la vie locale
La question dépasse le seul dispositif d'hébergement : des enfants concernés sont scolarisés dans l'agglomération briochine, ce qui lie la problématique aux établissements scolaires, aux associations d'accompagnement et aux services sociaux. Les acteurs locaux sont ainsi confrontés à la nécessité de coordonner aides d'urgence et démarches administratives pour préserver la continuité de scolarité et l'accès aux services essentiels.
- 7 familles sont aujourd'hui défendues publiquement par le collectif ;
- 17 enfants sont concernés par ces situations d'expulsion potentielles ;
- Rassemblement chaque jeudi à 12 h 30 devant la préfecture jusqu'à obtention d'une audience.
Les organisateurs estiment que la visibilité de leur mobilisation a contraint certains responsables politiques à se positionner et à interpeller les services de l'État. Reste que sans engagement formel du préfet, la maîtrise de la situation repose sur une pression citoyenne continue et sur la capacité des dispositifs d'urgence à absorber d'éventuels besoins immédiats.
| Élément | Chiffre |
|---|---|
| Nombre de familles soutenues | 7 |
| Nombre d'enfants concernés | 17 |
| Jour de rassemblement | Jeudi, 12 h 30 |
Sur le terrain, les associations de solidarité et les bénévoles continuent de préparer des solutions temporaires (hébergements d'urgence, aides matérielles) tout en poussant pour des réponses administratives pérennes. Les conséquences d'une expulsion effective seraient immédiates et visibles : enfants délogés de leur école, familles privées d'un accès stable aux services de santé et aux aides sociales, et une plus grande charge pour les structures d'urgence locales.
Le dossier reste ouvert. Le collectif espère transformer la visibilité de ses actions en avancées concrètes lors d'un entretien attendu avec la préfecture. D'ici là, la cadence hebdomadaire des rassemblements entend maintenir la pression et la solidarité autour de ces familles de l'agglomération briochine.