Une affaire qui rebondit et concerne des élus locaux
L'enquête ouverte après les révélations du Canard enchaîné sur les conditions de travail et la rémunération de Bally Bagayoko à la RATP suscite des réactions dans le département. Visé par des plaintes et désormais au centre d'une enquête judiciaire déclenchée par une plainte de l'association AC !! Anti-Corruption, l'ancien cadre de la régie est aussi un personnage que plusieurs élus du Val-d'Oise disent avoir rencontré quand il officiait sur la région parisienne.
Le journal satirique avance l'hypothèse d'un poste peu contraignant, avec des "horaires élastiques" et une rémunération pouvant atteindre environ 6 000 euros par mois. Des éléments qui ont poussé l'association à déposer une plainte auprès du Parquet national financier, visant notamment des soupçons d'emploi fictif, de détournement de fonds publics et de prise illégale d'intérêts.
"à temps plein, mais pas très prenant"
Dans le Val-d'Oise, plusieurs élus qui ont croisé Bagayoko à l'époque où il était responsable territorial à la RATP modèrent ou nuancent ces accusations. Ils reconnaissent des contacts professionnels mais contestent l'idée d'un emploi de complaisance systématique. Le contexte est sensible : Bagayoko a cumulé des responsabilités à la RATP tout en exerçant des mandats municipaux puis départementaux, une situation que la loi autorise mais qui soulève des questions de transparence dès lors que la charge de travail et la rémunération sont mises en cause.
Ce que disent les faits publiés
Les éléments rendus publics par la presse et repris dans la plainte portent sur :
- la nature effective du poste occupé au début des années 2000 ;
- les amplitudes horaires et la disponibilité réelle ;
- la corrélation entre fonctions à la RATP et responsabilités politiques locales.
| Élément | Information publiée |
|---|---|
| Rémunération | ~6 000 € / mois (mentionnée par la presse) |
| Statut | Cadre à la RATP, responsable territorial |
| Poursuites | Plaintes déposées auprès du PNF par AC !! Anti-Corruption |
Des élus du Val-d'Oise interrogés par la presse assurent avoir entretenu des relations professionnelles avec Bagayoko mais insistent sur l'absence, selon eux, d'éléments laissant penser à un emploi fictif généralisé. Ils demandent toutefois que l'enquête judiciaire fasse la lumière, afin d'éviter toute ambiguïté et de préserver la confiance dans la gestion des deniers publics.
Quelles conséquences pour les acteurs locaux ?
Si la procédure aboutit à des poursuites, l'onde de choc pourrait toucher des réseaux et pratiques d'emploi ayant franchi les frontières administratives locales. Pour l'heure, le dossier reste entre les mains des magistrats financiers, et les élus du Val-d'Oise se contentent d'appeler à la clarification des faits.
Pratique : l'enquête a été relancée par une plainte d'AC !! Anti-Corruption auprès du Parquet national financier. Les prochaines étapes attendues sont des auditions et, selon l'avancement, d'éventuelles réquisitions du parquet.