Une découverte alarmante au large de Saint-Cyr-sur-Mer
Le week-end dernier, des plongeurs professionnels et amateurs ont constaté la dégradation d'une épave d'avion de la Seconde Guerre mondiale dans la baie des Lecques. Identifiée comme celle d'un P-38, l'épave reposait à environ 38 mètres de profondeur et constituait jusque-là une destination prisée des clubs de plongée locaux.
Le Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASSM) a indiqué avoir effectué «
un signalement au procureur de la République» et précisé que «
une enquête a été ouverte par le parquet de Toulon». Ces démarches marquent le passage des faits d'un constat patrimonial à une procédure judiciaire.
Des témoignages pointent le mouillage d'un grand bateau
Selon les plongeurs, l'épave, jusque-là « parfaitement conservée », a été retrouvée disloquée. Ils mettent en cause le mouillage d'un imposant bateau de luxe dans le secteur de l'épave comme facteur probable de cette dégradation. Les investigations devront établir les responsabilités et déterminer si des comportements humains récents ont contribué au dommage.
- Le DRASSM a signalé l'affaire au procureur de la République.
- Le parquet de Toulon a ouvert une enquête.
- La préfecture maritime a pris des mesures provisoires pour protéger le site.
Mesures conservatoires et enjeux pour la plongée locale
Pour préserver le lieu pendant les expertises, la préfecture maritime de la Méditerranée a émis un arrêté interdisant temporairement le mouillage et la plongée sous-marine aux abords de l'épave du P-38. Cette mesure vise à éviter toute nouvelle perturbation du site avant que les spécialistes n'aient pu procéder aux constats nécessaires.
| Élément | Information |
|---|---|
| Nature de l'épave | Avion P-38 (Seconde Guerre mondiale) |
| Profondeur | 38 mètres |
| Acteurs impliqués | DRASSM, parquet de Toulon, préfecture maritime |
| Mesures prises | Interdiction temporaire du mouillage et de la plongée |
Pour les clubs de plongée toulonnais et saint-cyriens, l'épave représentait à la fois un intérêt historique et une attractivité touristique. La fermeture temporaire de la zone soulève des questions sur les pratiques de mouillage en baie des Lecques et sur la protection des sites subaquatiques vulnérables.
À court terme, l'enquête ouverte par le parquet de Toulon devra éclaircir l'origine de la dislocation et, le cas échéant, permettre d'engager des poursuites ou des réparations. À plus long terme, cet incident relance le débat sur la préservation du patrimoine immergé et sur les règles à appliquer pour concilier navigation de plaisance, grands yachts et respect des sites historiques.
Les autorités compétentes ont indiqué que les investigations se poursuivent ; aucune autre précision n'a été communiquée pour l'instant concernant d'éventuelles responsabilités et la durée des mesures de protection.