Trois interventions en quatre jours dans différents secteurs du département
La Drôme a enregistré en l'espace de quatre jours l'abattage de trois loups, portant à huit le nombre d'animaux prélevés depuis le début de l'année, selon un communiqué préfectoral. Les tirs ont été réalisés dans des contextes d'attaque sur des troupeaux et dans le cadre d'interventions autorisées par l'État.
La préfecture précise que la dernière opération a eu lieu dans la nuit du 8 au 9 août, dans les Baronnies provençales, où un lieutenant de louveterie a effectué un tir de défense après des attaques répétées sur le cheptel d'un éleveur. Deux autres prélèvements avaient été réalisés dans la nuit du 6 au 7 août dans le Diois et la nuit du 10 au 11 août à Châtillon-en-Diois, selon les informations disponibles.
Ces actions s'ajoutent à plusieurs autres prélèvements signalés tout au long de l'année dans la Drôme :
- 15-16 janvier : prélèvement à Piégros-la-Clastre;
- 4-5 février : tir à Montmeyran;
- 8-9 mars : acte à Saillans;
- 29-30 mai : prélèvement dans les Baronnies;
- 19-20 juillet : intervention dans le Royans-Vercors.
| Date | Lieu | Contexte |
|---|---|---|
| 15-16 janvier | Piégros-la-Clastre | Prélèvement signalé |
| 4-5 février | Montmeyran | Prélèvement signalé |
| 8-9 mars | Saillans | Prélèvement signalé |
| 29-30 mai | Baronnies | Prélèvement signalé |
| 19-20 juillet | Royans-Vercors | Prélèvement signalé |
| 6-7 août | Diois | Prélèvement en situation d'attaque |
| 8-9 août | Baronnies provençales | Tir de défense par lieutenant de louveterie |
| 10-11 août | Châtillon-en-Diois | Prélèvement signalé |
Les autorités locales rappellent que ces tirs interviennent « dans le cadre réglementaire » et en complément des mesures de protection mises en place par des éleveurs. Les services de l'État soulignent par ailleurs que ces interventions visent à préserver des élevages victimes d'attaques, en privilégiant d'abord les moyens de prévention et de protection des troupeaux.
Sur le terrain, les réactions sont contrastées. Certains éleveurs expriment un sentiment de soulagement face à ce qu'ils perçoivent comme une réponse nécessaire pour protéger leur activité et leur bétail. D'autres acteurs, notamment des associations de protection de la faune, estiment que de tels prélèvements doivent rester l'exception et être accompagnés d'une stratégie globale de cohabitation.
Pour les habitants des zones rurales concernées, ces nouvelles renforcent l'attention portée aux pratiques de protection (chiens de garde, parcs, surveillance) et relancent le débat sur l'équilibre entre conservation de l'espèce et maintien des activités pastorales. Les services départementaux de l'État indiquent qu'ils continueront d'examiner au cas par cas les demandes d'intervention et d'accompagner les éleveurs dans la mise en œuvre de protections efficaces.
Les prochains mois seront scrutés de près par les acteurs locaux : la plus forte présence du loup et la multiplication des attaques potentielles nourrissent des tensions qui exigent des réponses techniques et politiques pour limiter les dégâts sans renoncer aux obligations de préservation de la biodiversité.