Un massif de 109 hectares change de main à Bransat
Le fonds GFI Vatel II, géré par la société parisienne Vatel Capital, a annoncé l'acquisition de la forêt de Montfaut et du Gat, située sur la commune de Bransat (Allier). Le massif, situé à environ 35 km au sud de Moulins, rassemble deux blocs contigus répartis sur huit parcelles pour une surface totale de 109 ha 40 ares 58 centiares.
Opération réalisée « à 100 % par le GFI Vatel II » et sans condition suspensive de financement, la transaction a été conclue à 1 220 000 €, soit une valorisation de 11 151 €/ha. Une expertise indépendante par Pierre Chavet, expert forestier agréé, estime la valeur à 1 250 000 €, confirmant la proximité des évaluations.
Le massif comporte une diversité d'essences — résineux (douglas, pin laricio) et feuillus (chêne, acacia/pseudo-robinier) — à différents stades de maturité. Cette diversité permet d'« étaler dans le temps les coupes de bois et les travaux », selon le communiqué du gestionnaire, et d'assurer un flux régulier de recettes liées aux exploitations.
- Surface : 109,40 ha
- Prix d'achat : 1 220 000 €
- Valorisation indépendante : 1 250 000 €
- Essences : douglas, pin laricio, chêne, acacia (pseudo-robinier)
La transaction a été réalisée avec l'appui de Forestry France, qui avait mené l'appel d'offres. Un plan simple de gestion a d'ores et déjà été établi pour l'ensemble du massif, avec comme objectif d'accompagner les éclaircies de douglas lors des quinze prochaines années. Les recettes attendues des coupes serviront au financement des travaux d'accompagnement des plantations.
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Surface totale | 109,4058 ha |
| Prix payé | 1 220 000 € |
| Valorisation experte | 1 250 000 € |
| Prix / ha | 11 151 €/ha |
Pour les acteurs locaux, cette acquisition illustre deux réalités : d'une part un marché foncier forestier actif et structuré, d'autre part l'intérêt croissant des fonds pour les actifs naturels au titre de diversification d'investissement. À court terme, la gestion annoncée laisse entrevoir une continuité d'exploitation plutôt que des changements radicaux d'usage du sol.
Sur le plan pratique, aucune mention n'est faite dans le communiqué d'un changement d'accès public ou d'une modification des droits existants. Les parcelles sont décrites comme « faciles d'accès », ce qui pourrait rassurer les usagers locaux et les propriétaires voisins quant à la continuité des chemins et des pratiques forestières.
Reste à observer la mise en œuvre du plan de gestion et son calendrier précis : les éclaircies et travaux d'accompagnement des plantations conditionneront l'emploi local (bûcheronnage, travaux sylvicoles) et les recettes réinvesties dans le massif. Pour les riverains et les collectivités, le suivi de l'exploitation et des possibles retombées économiques sera à surveiller dans les prochains mois.