Instruction ouverte après la découverte de contenus pédopornographiques
Un homme de 60 ans, domicilié dans la Côte‑d’Or, a été mis en examen puis placé en garde à vue début juillet, puis renvoyé devant la justice pour des faits d’une particulière gravité. Les investigations révèlent qu’il est soupçonné d’avoir commandé des viols d’enfants diffusés en direct sur internet.
Les premières traces de l’affaire remontent au 12 septembre 2025, lorsque le suspect s’est rendu dans un magasin multimédia de Beaune pour déposer un ordinateur en panne. Lors de la réparation, le technicien a découvert des fichiers à caractère pédopornographique et a alerté les autorités, déclenchant une enquête judiciaire.
Perquisition et éléments saisis
Une perquisition au domicile du sexagénaire a permis la saisie du matériel informatique. Selon les éléments transmis aux enquêteurs, des échanges ont été retrouvés avec une femme résidant à Madagascar. Cette correspondance serait au cœur des suspicions : la femme serait, d’après les investigations, rémunérée pour fournir des images de ses propres enfants victimes d’agressions filmées et diffusées en direct.
- Découverte initiale : 12 septembre 2025, magasin multimédia à Beaune
- Placement en garde à vue et mise en examen : début juillet 2026
- Infractions poursuivies : traite d’êtres humains aggravée, complicité de viol aggravé sur mineurs de moins de 15 ans, acquisition d’images pédopornographiques
Interrogé par les enquêteurs, le mis en examen aurait d’abord nié les faits avant d’admettre son implication lorsqu’il a été confronté aux preuves retrouvées sur ses équipements.
| Date | Fait |
|---|---|
| 12/09/2025 | Découverte de contenus illégaux lors d’une réparation informatique à Beaune |
| 10/07/2026 | Mise en examen et placement en garde à vue |
Des chefs d’accusation lourds, une procédure en cours
Le sexagénaire, déjà connu des services judiciaires pour une condamnation en 2008 liée à un viol sur une personne vulnérable, encourt des peines sévères. Il est poursuivi notamment pour traite d’êtres humains aggravée et complicité de viol aggravé sur mineurs de moins de 15 ans. Selon les réquisitions, ces faits peuvent entraîner jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle.
Les investigations se poursuivent sous l’autorité du parquet, qui devra préciser le rôle exact de chaque protagoniste et la qualification pénale retenue au terme de l’information judiciaire. Les autorités n’ont pas communiqué d’autres détails sur l’identité des victimes, ni sur l’avancement des procédures engagées à l’étranger.
Pour la population locale, cette affaire rappelle la vigilance nécessaire autour des supports numériques et la coopération internationale indispensable quand des crimes traversent des frontières.