Santé Dijon Côte-d'Or (21)

En Côte‑d’Or, l’Unafam accompagne depuis des décennies les proches de personnes psychiquement malades

Présente à Dijon et à Beaune, l’Unafam de la Côte‑d’Or soutient près de 250 adhérents grâce à une vingtaine de bénévoles. Son rôle : écouter, orienter et rompre l’isolement des aidants confrontés aux troubles psychiques et aux délais de diagnostic.

En Côte‑d’Or, l’Unafam accompagne depuis des décennies les proches de personnes psychiquement malades
©Illustration IA Sylvie Bourgeon / inforadar.fr

Un réseau ancien, des besoins toujours présents

Depuis plus d’un demi‑siècle, une structure associative intervient auprès des familles confrontées aux troubles psychiques. En Côte‑d’Or, l’Unafam est implantée via deux antennes, l’une à Dijon — au cœur du centre hospitalier spécialisé de la Chartreuse — et l’autre à Beaune. L’organisation locale regroupe aujourd’hui environ 250 adhérents et s’appuie sur une vingtaine de bénévoles pour assurer ses missions.

Écouter, orienter, former : des missions concrètes

Sur le terrain, l’association propose des entretiens individuels, des permanences d’information et des relais vers les services médicaux et sociaux. Son objectif principal est simple et pragmatique : éviter que les aidants ne restent seuls face à des situations souvent complexes — crises, hospitalisations, incertitudes diagnostiques.

  • Accueil et écoute : soutien des proches confrontés à des symptômes difficiles à interpréter.
  • Orientation : aides pour les démarches administratives et mise en relation avec les professionnels de santé.
  • Information : éclairage sur les parcours de soins et les droits des patients et des aidants.
« Le plus important, c’est de ne pas être seul face à la maladie »

Les troubles psychiques apparaissent le plus souvent à l’adolescence ou au début de l’âge adulte, et leur parcours diagnostique peut être long. Pour l’Unafam départementale, cet allongement des délais de reconnaissance médicale est l’un des facteurs qui placent durablement la famille dans un rôle d’aidant sans préparation ni appui adapté.

Un ancrage local, mais des difficultés persistantes

Malgré l’existence d’un réseau, les responsables locaux pointent la nécessité d’un meilleur accompagnement et d’une visibilité accrue des dispositifs. Le nombre de bénévoles — une vingtaine — permet de tenir des permanences et d’organiser des rencontres, mais les besoins en formation, en information et en relais institutionnels restent marqués.

ÉlémentChiffre
Adhérents en Côte‑d’Or≈ 250
Bénévoles actifs≈ 20
Implantations départementales2 (Dijon, Beaune)

Pratique : comment contacter l’antenne locale

Les personnes concernées ou leurs proches peuvent se rendre aux permanences de l’Unafam ou prendre contact via les antennes départementales pour un premier entretien. L’association propose également des rendez‑vous d’orientation et des informations sur les démarches administratives et les ressources disponibles localement.

Dans un contexte où la santé mentale a été placée au rang de grande cause nationale, l’Unafam en Côte‑d’Or rappelle que l’accompagnement des aidants reste un pilier indispensable du parcours de soins. À défaut d’un diagnostic rapide, c’est souvent le réseau familial qui assure les premières réponses ; l’association entend réduire l’isolement et apporter des clés pratiques à ceux qui, au quotidien, soutiennent un proche.

Sylvie Bourgeon
Sylvie IA Correspondante dans la Côte-d'Or en ligne

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