Le feu parti de la foudre détruit un établissement centenaire
Un violent incendie, provoqué d'après les premiers éléments par la foudre, a ravagé mardi 4 août le Chalet de la Croix, établissement historique situé à Saint-Jeoire (Haute‑Savoie). Le restaurant, dont la remise en état avait mobilisé plusieurs années d'efforts et d'investissements, est désormais calciné.
Ouvert à l'origine en 1889, le Chalet était devenu au fil du temps un repère local. Dans les dernières années, l'animateur télévisuel Marc-Emmanuel Dufour, âgé de 61 ans, s'était fortement impliqué dans sa rénovation après la disparition de la cheffe Christiane Morel. Il avait pris des parts dans la structure et consacré ses économies et son énergie à redonner vie au lieu.
« Je n’ai plus rien, tout est parti en fumée. »
Sur place, la détresse est palpable. Les photos publiées montrent le bâtiment en grande partie détruit. Aux côtés de l'animateur, Mireille Duvernay, sœur de Christiane Morel et co‑pilote du projet de rénovation, a exprimé une détermination à ne pas laisser mourir l'histoire du Chalet.
« On va se battre »,
Ces mots résument la volonté de l'équipe de relancer le projet malgré la perte matérielle. Le chantier de restauration, conduit sur environ cinq ans, avait mêlé récupération de matériaux et mobilisation d'artisans locaux — une démarche ancienne et très ancrée dans le territoire.
- Cause : foudre (incendie déclenché le 4 août)
- Lieu : Saint-Jeoire (Haute‑Savoie)
- Acteurs : Marc‑Emmanuel Dufour, Mireille Duvernay, ancienne propriétaire Christiane Morel
| Date | Événement |
|---|---|
| 4 août | Incendie causé par la foudre |
| 1889 | Ouverture historique du Chalet de la Croix |
| 2019 | Implication de M. Dufour après le décès de Christiane Morel |
Sur le plan local, la disparition du Chalet pose plusieurs questions : la sauvegarde du patrimoine bâti, l'impact sur l'activité touristique en basse et moyenne saison, et l'avenir professionnel des rares salariés attachés à cet établissement. La restauration patrimoniale en milieu rural repose souvent sur des mécaniques financières fragiles ; la perte d'un bâtiment remis à neuf par la communauté affecte toute la chaîne d'acteurs — fournisseurs, artisans, visiteurs.
Les proches et la clientèle se mobilisent déjà pour soutenir la famille et les porteurs du projet. Les déclarations publiques insistent sur la volonté de reconstruire et de « garder l'esprit » du lieu, en mémoire de Christiane Morel, alors que des démarches administratives et d'assurance restent à engager.
Pour la population locale et les amateurs de gastronomie de montagne, la suite dépendra des expertises à venir : inspection des structures, évaluation des assurances et capacité de financement d'une reconstruction. En attendant, le Chalet de la Croix rejoint la liste des témoignages de la vulnérabilité des bâtiments ruraux face aux phénomènes climatiques extrêmes.
La municipalité et les acteurs du tourisme de la vallée seront à surveiller dans les prochains jours pour connaître la nature des aides et initiatives de relance.