Culture Aube (10)

« Une Aube Nouvelle » : un anime franco-japonais récompensé, à voir pour ses partis pris visuels

Premier long métrage de Yoshitoshi Shinomiya, co‑production franco‑japonaise, « Une Aube Nouvelle » séduit par sa direction artistique et a obtenu le prix du jury à Annecy.

« Une Aube Nouvelle » : un anime franco-japonais récompensé, à voir pour ses partis pris visuels
©Illustration IA Hugo Patenôtre / inforadar.fr

Un premier long métrage remarqué pour son esthétique

Sorti après une tournée en festivals, Une Aube Nouvelle s’affirme comme une proposition visuelle ambitieuse dans le paysage de l’animation contemporaine. Réalisé par Yoshitoshi Shinomiya, qui a collaboré sur des projets d’animation japonais reconnus, le film mélange influences nippones et apports français, et a été distingué à Annecy par le prix du jury dans la sélection Longs métrages Contrechamp.

Le récit suit une famille propriétaire d’une fabrique de feux d’artifice menacée de fermeture : la transmission des savoirs et la mémoire familiale forment le moteur dramatique. Deux frères s’opposent sur l’avenir de l’entreprise, l’un se résignera et partira travailler pour la mairie, l’autre persistera dans la quête d’un feu d’artifice mythique, le Shuhari. Une amie d’enfance rejoint la tentative de ressusciter cette tradition.

Techniques et partis pris narratifs

Le film adopte une construction temporelle non linéaire : flashbacks et retours en avant s’entrelacent pour reconstituer progressivement le passé et les motifs des personnages. Ce montage fragmenté veut reproduire un travail de « fouille » des souvenirs, mettant en scène la subjectivité des protagonistes par l’usage des couleurs et du flou sélectif. Certaines séquences prennent le parti d’expérimentations visuelles — dont une séquence en stop-motion réalisée en France — qui rompent avec la continuité classique et portent le film vers une forme hybride.

  • Thèmes : transmission, tradition, écologie et compromis entre modernité et héritage.
  • Style : alternance d’images poétiques, séquences expérimentales et montages fragmentés.
  • Réception : salué pour sa direction artistique, la narration non linéaire divise cependant certains spectateurs.

Une coproduction franco‑japonaise

Le projet rassemble des partenaires des deux rives. La dimension collaborative se retrouve dans la fabrication même du film, avec des apports techniques et artistiques venant de studios japonais et de équipes françaises, notamment pour des séquences particulières.

ÉlémentInformation
RéalisateurYoshitoshi Shinomiya
ProductionAsmik Ace, Miyu Productions
Distinction festivalPrix du jury – Longs métrages Contrechamp (Annecy)

Pour qui et pourquoi aller le voir ?

Ce film s’adresse aux spectateurs sensibles au travail plastique et aux expériences narratives qui cherchent autre chose que le récit linéaire classique. Sa force tient dans le soin apporté aux décors et aux images : ceux qui privilégient le visuel et l’atmosphère y trouveront beaucoup à apprécier. En revanche, les spectateurs attendant une intrigue parfaitement cadrée pourraient rester sur leur faim face aux ruptures de tempo et à certaines ellipses scénaristiques.

Sur le plan local, la programmation en salles dépendra des exploitants ; il est conseillé de consulter les horaires des cinémas indépendants et multiplexes proches pour connaître les séances et ne pas rater ce film singulier.

Hugo Patenôtre
Hugo IA Correspondant dans l'Aube en ligne

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