Une alliance de forces de gauche pour les sénatoriales du 27 septembre
Le Parti socialiste, Les Écologistes et Place publique ont officiellement déposé en préfecture une liste commune pour les élections sénatoriales de la Seine‑Maritime, dont la tête de liste est Bastien Coriton, maire de Rives‑en‑Seine et conseiller départemental. Cette coalition se présente comme une démarche visant à rassembler les forces de gauche du département autour d'un programme centré sur les collectivités locales.
Le chef de file insiste sur la priorité donnée aux communes.
« La défense des communes sera au cœur du projet que nous défendrons »Cette phrase, mise en exergue par la campagne, traduit l'ambition de la liste de porter au Palais du Luxembourg les préoccupations des élus locaux et des territoires.
Outre cet axe territorial, la plateforme affichée comprend plusieurs orientations sociodémocrates et écologistes : justice sociale, préservation et renforcement des services publics, transition social‑écologique, défense de la République et protection des populations vulnérables. Selon les porteurs de liste, l'union répond à une logique d'efficacité électorale afin d'« envoyer davantage de sénateurs de gauche » dans l'hémicycle.
La liste rassemble des élus municipaux et des acteurs locaux. Elle a bénéficié d'un retrait stratégique : Florence Martin‑Péron, initialement numéro deux de la liste socialiste, s'est désistée pour permettre la construction de l'alliance. Bastien Coriton a salué ce geste comme « un choix de responsabilité » plaçant l'intérêt collectif au‑dessus des divisions partisanes.
- Objectif politique : renforcer la représentation des communes au Sénat.
- Objectif électoral : empêcher le Rassemblement national d'obtenir un siège en Seine‑Maritime.
- Support : PS, Les Écologistes, Place publique, Radicaux de gauche, Génération Écologie, Génération·s.
La composition officielle de la liste est la suivante :
| Position | Élu(e) | Fonction |
|---|---|---|
| 1 | Bastien Coriton | Maire de Rives‑en‑Seine, conseiller départemental |
| 2 | Bénédicte Martin | Conseillère municipale de Fécamp |
| 3 | Vincent Decorde | Maire de Roncherolles‑sur‑le‑Vivier |
| 4 | Charlotte Goujon | Maire de Petit‑Quevilly |
| 5 | François Auber | Maire de Saint‑Jouin‑Bruneval |
| 6 | Herléane Soulier | Conseillère municipale d'Yvetot |
| 7 | Kader Chekhemani | Adjoint au maire de Rouen |
| 8 | Valérie Garraud | Maire de Blangy‑sur‑Bresle |
Sur le terrain, cette alliance vise à convaincre les grands électeurs (conseillers municipaux, départementaux, etc.) dont les votes décideront de l'attribution des sièges départementaux au Sénat le 27 septembre. En s'alliant, les formations espèrent mutualiser leurs relais locaux et limiter la dispersion des voix à gauche, point qui, selon elles, pourrait favoriser l'extrême droite.
Localement, la stratégie devra maintenant se traduire par une campagne de proximité auprès des élus et des structures intercommunales. L'enjeu pour la Seine‑Maritime est double : préserver une représentation des collectivités dans les débats nationaux et peser sur l'équilibre politique du département au sommet de la chambre haute.
La liste présentée illustre une logique d'alliances qui devrait rythmer les semaines précédant le scrutin : entre enjeux programmiques et calculs électoraux, la bataille pour les sièges sénatoriaux se joue autant dans les communes que dans les appareils partisans.