Un festival plébiscité mais des retours nocturnes problématiques
Le festival Sur le champ a visiblement attiré un public nombreux cette année à Valence, mais la fin de soirée a relancé le débat sur l'offre de transports publics. Dans un communiqué, les Écologistes de Valence dénoncent «
l’absence de bus du réseau Citéa pour assurer les retours de concert», un constat présenté comme « incompréhensible » par l'élu d'opposition Grégoire Vincent.
Des demandes claires pour les grands événements
Les élus écologistes formulent deux revendications principales :
- Étendre les horaires des lignes du réseau Citéa afin de couvrir la sortie des concerts et plus largement les soirs de manifestation.
- Instaurer la gratuité des transports en commun lors des grands événements organisés par la Ville.
Pour les responsables écologistes, ces mesures sont une réponse à la fois environnementale — en favorisant la mobilité collective — et pratique, pour sécuriser les retours des festivaliers sans recours systématique à la voiture individuelle ou aux taxis.
Enjeux locaux : logistique, sécurité et coût
Le message des Écologistes questionne plusieurs dimensions de la gestion municipale : l'adaptation des services publics aux pics d'affluence, la coordination entre organisateurs et opérateur de transport, et l'évaluation des coûts d'une gratuité ponctuelle. Sans éléments chiffrés fournis dans le communiqué, il revient à la municipalité et à Citéa d'examiner la faisabilité technique et financière de ces propositions.
| Demande | Objectif |
|---|---|
| Extension des horaires Citéa | Permettre des retours organisés après les concerts |
| Gratuité lors des grands événements | Réduire l'usage de la voiture et faciliter l'accès aux manifestations |
Réactions et perspectives
Jusqu'à présent, le communiqué des Écologistes n'a pas été suivi d'une réponse publique de la Ville de Valence ni de l'exploitant du réseau Citéa. L'ouverture d'un dialogue semble pourtant nécessaire pour déterminer :
- les lignes concernées et les créneaux horaires à prolonger ;
- les modalités de prise en charge financière d'éventuelles courses supplémentaires ;
- les conditions d'application d'une gratuité ponctuelle (périmètre, durée, financements).
La question soulève, au-delà du seul festival, le rôle des transports en commun dans la vie culturelle et nocturne de Valence. Les prochains conseils municipaux et échanges avec l'exploitant Citéa seront des étapes à suivre pour savoir si ces propositions se traduiront en mesures concrètes pour les habitants.
Inès Sahnoun, correspondante InfoRadar dans la Drôme