Un signalement déclenche une plainte et relance les inquiétudes autour d'une structure du département
Une mère troyenne, que la rédaction désignera par le prénom Jennyfer, conteste le maintien en placement de ses deux enfants après avoir été informée d'un signalement pour des faits de violences sexuelles survenus, selon elle, au sein du Village d'enfants et d'adolescents de Bréviandes. Les enfants concernés ont respectivement 8 et 6 ans.
Ce que la mère affirme et la procédure en cours
Selon la version qu'elle a exposée, la direction du foyer lui a indiqué en avril qu'un signalement avait été transmis au parquet et que ses enfants, pris en charge dans le cadre de la protection de l'enfance, seraient entendus par la Brigade des mineurs. Après avoir consulté le rapport d'audition, elle dit avoir découvert l'intervention d'un troisième mineur hébergé dans la même maison, qui, d'après les éléments rapportés, faisait venir ses enfants dans sa chambre lorsque les éducateurs étaient endormis. C'est sur la base de ces éléments que Jennyfer a déposé plainte.
"On ne peut pas me reprocher d'être en colère. Il me semble qu'elle est légitime"
Le parquet de Troyes confirme l'existence d'une enquête. Le Département indique qu'il laisse la justice mener ses investigations tout en se tenant à sa disposition, selon les informations disponibles. Le foyer de Bréviandes dépend de la Fondation Action Enfance, qui gère plusieurs structures similaires dans l'Hexagone et accompagne environ 1 200 jeunes au total ; la maison de Bréviandes accueille, d'après la source, 66 enfants et adolescents de quelques mois à 18 ans.
Contexte familial et recours judiciaire
Les enfants avaient été placés auprès de l'Aide sociale à l'enfance en octobre 2023, après des violences conjugales dans le foyer parental, indique la mère. Ne reconnaissant pas la décision de maintien, elle a fait appel de la mesure lorsque le juge des enfants a reconduit le placement le 19 juin. Elle soutient être en capacité de s'occuper de ses enfants et demande leur retour immédiat, invoquant sa peur et sa culpabilité face à la situation.
- Acteurs impliqués : la mère (plaignante), les enfants entendus, un mineur tiers, la direction du Village d'enfants de Bréviandes, la Brigade des mineurs, le parquet de Troyes, le Département et Action Enfance.
- Mesures judiciaires : plainte déposée, enquête en cours, audition des enfants, placement reconduit par le juge des enfants.
- Origine du placement : mesures de protection décidées en octobre 2023 liées à des violences conjugales.
Ce que cela implique localement
Cette affaire réactive des interrogations sur la protection des mineurs dans les structures d'accueil du département, sur les procédures d'alerte et de suivi, et sur la coordination entre les services sociaux et judiciaires. Elle s'inscrit aussi dans un contexte émotionnel particulier pour les familles concernées et pour les professionnels de l'enfance, qui doivent concilier confidentialité, précaution et respect des droits de chacun pendant l'instruction.
| Date | Événement |
|---|---|
| Octobre 2023 | Placement des enfants auprès de l'Aide sociale à l'enfance suite à des violences conjugales |
| Avril 2026 | La direction informe la mère d'un signalement et de futures auditions par la Brigade des mineurs |
| 19 juin 2026 | Le juge des enfants reconduit le placement ; la mère fait appel |
Information pratique
Le Parquet de Troyes conduit l'enquête ; toute personne disposant d'éléments susceptibles d'aider les investigations est invitée à contacter les autorités compétentes. Le Département et la Fondation Action Enfance sont cités comme parties prenantes dans le suivi des mineurs et dans la coopération avec la justice.
La rédaction d'InfoRadar suit ce dossier et rendra compte des suites judiciaires et des réponses des autorités locales dès qu'elles seront rendues publiques.