En coulisses, préparation des chevaux pour le grand rendez-vous d’Arras
Dans la pâture de Philippe, à Ayette, l’ambiance est studieuse plutôt que festive. Les équipes qui préparent le spectacle historique Vauban, programme estival d’Arras, ont mis en place des séances de désensibilisation pour les chevaux amenés à évoluer sur la scène : il s’agit d’habituer les animaux aux bruits et aux explosions qui figurent dans la mise en scène.
La première séance citée se déroulait avec Lilo, un jeune cheval de trait âgé de cinq ans, qui participera pour la première fois au spectacle. Trois autres équidés — Cerise, Django et Rigodon —, déjà passés par des séances de désensibilisation, étaient également présents pour accompagner la progression de Lilo.
« C’est l’heure de la première séance de désensibilisation aux bruits des explosifs pour Lilo »
Ces séances sont encadrées par Aymeric Bontemps et son équipe. L’objectif annoncé est double : assurer la sécurité des artistes et du public le soir des représentations, et préserver le bien‑être des animaux en limitant le stress lié aux artifices sonores.
- Lieu de la préparation : pâture de Philippe, à Ayette.
- Participants connus : Lilo (5 ans), Cerise, Django, Rigodon.
- Encadrement : Aymeric Bontemps et son équipe.
Le recours à des phases de désensibilisation est désormais courant pour les spectacles vivants qui font appel à des animaux et à des effets sonores importants. À Arras, l’approche vise à anticiper les réactions instinctives des chevaux afin d’éviter toute situation dangereuse durant la représentation.
| Nom | Type | Statut lors de la séance |
|---|---|---|
| Lilo | Cheval de trait | Première séance — participera pour la première fois au spectacle |
| Cerise | Cheval de trait | Déjà désensibilisée — présente à la séance |
| Django | Cheval de trait | Déjà désensibilisé — présent |
| Rigodon | Cheval de trait | Déjà désensibilisé — présent |
Pour les habitants d’Arras, ce travail en amont signifie des soirées de spectacle où acteurs, artificiers et chevaux évolueront dans des conditions plus sûres et plus sereines. Les organisateurs mettent l’accent sur la préparation et la maîtrise des risques plutôt que sur l’effet spectaculaire seul.
Reste que la réussite de ces séances dépendra de la réponse des animaux et de la continuité des entraînements jusqu’aux représentations. Les équipes locales, réunies autour du projet Vauban, insistent sur la nécessité d’un suivi régulier afin que les chevaux arrivent au rendez‑vous aussi tranquilles que possible.
Les prochaines étapes — répétitions générales et contrôles finaux — n’ont pas été détaillées dans le compte rendu de cette première séance. Les services techniques et les responsables du spectacle gardent la main sur le calendrier pour garantir simultanément sécurité et qualité artistique lors des soirées d’Arras.