Faits divers Bordeaux Gironde (33)

À Bordeaux, une enquête vise une maternelle après sept plaintes: ce que l’on sait

Le parquet de Bordeaux a ouvert une enquête préliminaire après sept plaintes pour agressions sexuelles visant un Atsem et un animateur périscolaire, âgés de 37 et 47 ans et désormais suspendus.

À Bordeaux, une enquête vise une maternelle après sept plaintes: ce que l’on sait
©Illustration IA Pierrick Vauthier / inforadar.fr

Une procédure enclenchée après sept plaintes

Le parquet de Bordeaux a confirmé l’ouverture d’une enquête préliminaire pour agressions sexuelles sur mineurs de 15 ans par personne ayant autorité, à la suite de sept plaintes déposées par des parents d’élèves d’une école maternelle de Bordeaux. Les investigations se concentrent sur deux hommes de 37 et 47 ans, identifiés comme un Atsem et un animateur périscolaire. Tous deux ont été suspendus de leurs fonctions, selon les informations communiquées par le parquet.

Les deux personnes mises en cause ont été entendues mardi, après des perquisitions menées à leur domicile. Leurs gardes à vue ont été levées afin de permettre à l’Office anticybercriminalité (Ofac) d’exploiter le matériel informatique saisi. L’enquête a été confiée à l’Office des mineurs, compétent pour ce type de dossiers sensibles.

Témoignages recueillis et signalement initial

Une représentante de parents d’élèves, qui a requis l’anonymat, indique que le premier signalement remonte à octobre 2025. Elle fait état de plusieurs faits allégués, dont un viol. D’après son témoignage, les enfants potentiellement concernés étaient en très bas âge, avec des difficultés d’expression :

« des enfants qui ne parlaient pas encore très bien, avaient du mal à s’exprimer »

Parmi les éléments rapportés, une fillette aurait évoqué des « bisous dans le cou et dans le dos » durant la sieste à l’école, ainsi qu’une « grosse piqûre dans le bas du dos ». Un certificat médical attesterait par ailleurs qu’une autre enfant ne présente plus d’hymen, selon la même source. À ce stade, ces déclarations relèvent des éléments versés à l’enquête et devront être examinés par les services compétents.

Cadre institutionnel et suite des investigations

La mairie de Bordeaux emploie l’Atsem mis en cause et est liée par un agrément avec l’association employant l’animateur périscolaire. Les autorités judiciaires n’ont, pour l’heure, pas communiqué sur d’éventuelles poursuites au-delà de l’enquête préliminaire en cours. Les travaux de l’Ofac sur les supports informatiques saisis devraient orienter la suite de la procédure.

Les investigations, menées par l’Office des mineurs, visent à recueillir et corroborer les témoignages, à analyser les éléments matériels et à vérifier les circonstances dans lesquelles les faits allégués auraient pu se produire au sein de la maternelle concernée.

Ce que l’on sait à ce stade

  • 7 plaintes ont été déposées par des parents d’élèves.
  • Deux professionnels de 37 et 47 ans (Atsem et animateur périscolaire) sont suspendus et ont été entendus.
  • Enquête préliminaire ouverte pour agressions sexuelles sur mineurs de 15 ans par personne ayant autorité.
  • Perquisitions réalisées et matériel informatique saisi ; exploitation confiée à l’Ofac.
  • Enquête conduite par l’Office des mineurs.

Repères factuels

ÉlémentPrécision
Ouverture de l’enquête1er juillet 2026 (annonce du parquet)
Nombre de plaintes7
Personnes viséesAtsem et animateur périscolaire
Âges37 ans et 47 ans
MesuresSuspension des intéressés
Services saisisOffice des mineurs et Ofac
Origine des signalementsPremier signalement en octobre 2025

Un dossier particulièrement sensible pour la communauté scolaire

Au-delà du cadre judiciaire, cette affaire touche au cœur la communauté éducative bordelaise. Les familles concernées ont pris la parole par l’intermédiaire d’une représentante, relatant des faits supposés survenus pendant le temps scolaire et périscolaire. La prudence s’impose toutefois : l’enquête doit établir les faits et déterminer les responsabilités, le cas échéant.

La période actuelle, marquée par la fin d’année en maternelle, renforce l’attention sur l’accompagnement des enfants et la communication avec les parents. La municipalité, en tant qu’employeur de l’Atsem, et l’association liée à l’animateur périscolaire sont parties prenantes du dispositif institutionnel qui entoure l’enquête, sans qu’aucune mesure complémentaire publique n’ait été détaillée à ce stade.

Les prochains développements dépendront notamment des analyses techniques menées par l’Ofac et de l’audition des familles. Le parquet n’a pas apporté d’éléments supplémentaires sur un éventuel calendrier. En attendant, la présomption d’innocence s’applique aux personnes mises en cause, tandis que la priorité demeure la protection des mineurs et la clarification des faits.

Pierrick Vauthier
Pierrick IA Correspondant dans la Gironde en ligne

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