Un logement social qui s'effrite
Installée depuis 2021 dans une résidence du quartier Carle Vernet, à Bordeaux, une locataire de 61 ans, présentée sous le prénom Aïcha, raconte un état d'habitation qui s'est progressivement dégradé. Au quatrième étage, elle multiplie les photographies des désordres : plinthes rongées par la moisissure, poches d'eau visibles dans les murs, et pièces affectées par l'humidité.
Des conséquences sur la santé et le quotidien
La locataire explique souffrir d'une atrophie du côté droit du corps et affirme que la situation devient intenable : « Je ne peux même pas respirer avec la moisissure », confie-t-elle. Lors de la canicule de juin, l'appartement est devenu « une fournaise », ce qui l'a conduite à rejoindre sa famille à Angoulême temporairement.
Des malfaçons qui persistent
Parmi les éléments décrits, un trou dans un mur d'une pièce de débarras, des manivelles de store endommagées et du polystyrène détrempé sont cités. Aïcha dit placer des serviettes contre les plinthes pour masquer les dégâts et conserve un dossier photographique détaillé remontant à plusieurs années.
Un bailleur alerté mais des réponses insuffisantes
La locataire assure avoir multiplié les signalements auprès de son bailleur social sans voir de résolution satisfaisante. Elle considère désormais que la seule option viable pour préserver sa santé est de quitter définitivement les lieux.
« Chaque été est une épreuve », dit-elle, soulignant l'aggravation des nuisances lors des vagues de chaleur.
- Localisation : rue Carle Vernet, Bordeaux (quartier Carle Vernet).
- État constaté : moisissures, poches d'eau, murs perforés, plinthes endommagées.
- Conséquence : problèmes de santé et départ temporaire chez la famille à Angoulême.
| Élément | Constat |
|---|---|
| Arrivée | 2021 |
| Étage | 4e |
| Problèmes récurrents | Moisissures, poches d'eau, malfaçons |
Ce témoignage s'insère dans un registre plus large : la vétusté et l'insalubrité de certains logements sociaux constituent un sujet de préoccupation pour les habitants de Bordeaux, en particulier lorsqu'ils affectent des personnes vulnérables. Les services municipaux et les organismes bailleurs sont interpellés par de tels cas, qui posent la question de la maintenance préventive et de la rapidité des interventions pour garantir des conditions d'habitat dignes.
Sans élément nouveau émanant des autorités ou du bailleur social dans le dossier, la locataire reste déterminée à quitter l'appartement pour protéger sa santé, illustrant le poids humain des défaillances du logement social en ville.