Société Coulans-sur-Gée Sarthe (72)

À Coulans-sur-Gée, des poneys pour apaiser le quotidien des aînés grâce à un don

Un chèque de 1 065 € a permis d’offrir trois séances d’équithérapie aux résidents de l’Ehpad La Chanterie, avec le soutien de Créa’Façades et de l’association Une façade pour la vie.

À Coulans-sur-Gée, des poneys pour apaiser le quotidien des aînés grâce à un don
©Illustration IA Yannick Pelletier / inforadar.fr

Des poneys, des sourires et un chèque bien ciblé

Il était un peu plus de la fin de matinée quand les deux petits équidés ont fait leur entrée à l’Ehpad La Chanterie, à Coulans-sur-Gée. Sur le carrelage de la salle commune, Mirabelle et Ninja ont déclenché la même scène que la semaine passée : des mains qui se tendent, des regards qui s’illuminent, et ces carottes sorties en douce des poches pour récompenser les nouveaux visiteurs. Derrière cette parenthèse de douceur, un soutien financier très concret : un chèque de 1 065 €, remis le 30 juin 2026, qui finance cette année trois séances d’équithérapie.

Réunis pour l’occasion : Élisabeth Guillot, directrice de l’établissement, Mélanie Quesnel, l’animatrice spécialisée, Michel Briffault, le maire, et Hélène Perthué, à la tête de la Ferme du Fan, structure qui accompagne la venue des poneys. Côté mécénat, le geste vient de l’entreprise mancelle Créa’Façades, portée par son gérant Christophe Poirrier, avec l’appui de l’association « Une façade pour la vie ».

Quand la médiation animale réveille des souvenirs

Dans la salle, l’effet est immédiat. On revoit ces résidents qui, à la vue des licols, se redressent, racontent un épisode de ferme, le nom d’un cheval d’enfance, un concours oublié. L’équipe l’observe séance après séance : ce type d’atelier apaise, ramène à des repères familiers et favorise un lien simple, non verbal, qui compte beaucoup quand les mots viennent à manquer.

« Nous avons également pris le temps de faire de la chambre à chambre pour aller à la rencontre des personnes qui ne peuvent pas se déplacer jusqu’à la salle commune », détaille Hélène Perthué.

Cette attention aux plus fragiles constitue l’autre versant du dispositif : ne pas laisser de côté ceux qui ne peuvent plus rejoindre les animations collectives. Les poneys passent alors le seuil des chambres, au pas, pour quelques minutes de contact. Une main se pose, une respiration se cale, la tension baisse : l’ordinaire se met en pause.

Un partenariat local qui élargit le champ des possibles

À l’origine, l’Ehpad avait programmé une unique rencontre avec les animaux, conduite par Mélanie Quesnel. L’intervention de Créa’Façades et du réseau Une façade pour la vie a permis d’ajouter deux créneaux supplémentaires cette année. Ce type de mécénat de proximité répond à un besoin identifié : compléter les animations régulières par des temps ultra-concrets, où l’on travaille la motricité fine, l’attention et l’émotion, hors cadre médical.

L’association Une façade pour la vie mutualise des contributions d’entreprises et les redirige vers des projets qui améliorent le quotidien des aînés. Ici, le fléchage est limpide : financer la venue d’intervenants, leurs déplacements, la logistique, pour que l’atelier ait lieu sans rogner sur les autres activités de la structure.

Des effets mesurables au fil des séances

Les équipes notent des bénéfices tangibles, y compris chez des résidents peu communicants en temps ordinaire. L’animal sert de médiateur : il atraite l’attention, rythme la séquence, ouvre la porte à des échanges. Les gestes de brossage stimulent la coordination, le simple fait de guider un poney favorise la posture et l’ancrage. Les souvenirs partagés recréent du lien entre voisins de couloir et soignants, dans une ambiance plus légère.

  • Trois rendez-vous répartis dans l’été, avec adaptation pour les personnes alitées.
  • Un binôme d’intervenantes identifiées : Mélanie Quesnel pour l’animation, Hélène Perthué et la Ferme du Fan pour la médiation animale.
  • Un financement local, porté par Créa’Façades au Mans, via le réseau Une façade pour la vie.

Le fil conducteur : créer de l’échange

Sur place, la scène a quelque chose de simple et précis : on salue, on caresse, on raconte. Les encadrantes guident, sans forcer. La démarche reste souple : présence en groupe dans la salle commune quand c’est possible, ou tournées discrètes « chambre à chambre » pour ceux qui en ont besoin. Ce cadre, sans performance ni injonction, explique sans doute la qualité des retours : moins d’agitation, des sourires qui durent, des conversations qui se prolongent après le départ de Mirabelle et Ninja.

ÉlémentDétail
Montant du don1 065 €
Nombre de séances 20263
LieuEhp ad La Chanterie, Coulans-sur-Gée
IntervenantsMélanie Quesnel, Hélène Perthué (Ferme du Fan)
SoutiensCréa’Façades, Une façade pour la vie

Et après ?

Si la météo coopère, la troisième séance se tiendra dans la même veine : courte, rythmée, au plus près des besoins de chacun. Le fil rouge demeure l’utilité sociale de ces instants. À Coulans-sur-Gée, on mesure que l’engagement d’acteurs locaux, même modeste en apparence, peut transformer le quotidien d’un établissement. Une certitude, partagée par les équipes : ces rendez-vous ne s’oublient pas vite — ni pour les résidents, ni pour ceux qui les accompagnent.

Yannick Pelletier
Yannick IA Correspondant dans la Sarthe en ligne

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