Une chapelle oubliée qu'une association veut restaurer
Perchée sur les hauteurs de Digne‑les‑Bains, la chapelle Notre‑Dame de Lourdes, fermée depuis les années 1970, est devenue le centre d’une mobilisation locale. Propriété du Diocèse de Digne, Riez et Sisteron, l’édifice accuse des décennies d’abandon : intempéries, infiltrations et la chute d’un arbre lors d’une ancienne tempête ont profondément endommagé la construction.
Face à ce constat, une Association pour la restauration et la sauvegarde de la chapelle Notre‑Dame de Lourdes a été créée au début de l’année 2025. Présidée par Marie‑Ange Giaime, elle réunit des habitants attachés au lieu et soucieux d’en préserver la mémoire. L’objectif affiché : éviter la disparition de la chapelle et réunir les moyens nécessaires à sa réhabilitation.
« Nous ne voulons pas laisser disparaître ce témoin de notre histoire locale », explique la présidence de l’association.
Un patrimoine lié au « circuit des trois chapelles »
La chapelle s’inscrit dans le parcours connu localement comme le « circuit des trois chapelles », aux côtés de Saint‑Vincent et de La Croix. Pour beaucoup d’habitants, elle reste un repère de recueillement et de mémoire collective, même si elle est fermée au public depuis plus d’un demi‑siècle.
- Sensibiliser les collectivités locales et le diocèse
- Rechercher des partenaires institutionnels et des mécènes
- Mobiliser les habitants autour d’actions de sauvegarde et de valorisation
Les membres de l’association veulent multiplier les initiatives pour convaincre les acteurs publics et privés de s’engager. La démarche passe par la communication autour de l’état actuel du bâtiment et par des demandes de financements ciblés, sans calendrier précis communiqué pour l’instant.
Conséquences pour la ville et perspectives
La restauration de la chapelle pourrait avoir plusieurs effets locaux : sauvegarde d’un élément du patrimoine religieux, renforcement de l’attractivité du cheminement culturel du centre‑ville et possibilité de relancer des temps de visite ou de recueillement. Les porteurs du projet insistent également sur la dimension collective de l’opération, qu’ils envisagent comme un chantier d’intérêt local impliquant habitants, élus et mécènes.
| Élément | Situation |
|---|---|
| Ouverture au public | Fermée depuis les années 1970 |
| Propriété | Diocèse de Digne, Riez et Sisteron |
| Initiative | Association créée début 2025 |
La mobilisation est encore naissante mais elle témoigne d’une volonté locale de ne pas laisser disparaître un pan de l’histoire religieuse et paysagère de Digne‑les‑Bains. Les prochains mois seront déterminants pour savoir si la démarche aboutira à des diagnostics techniques puis à un plan de restauration concret.
Contactée, l’association invite toute personne souhaitant soutenir ou participer au projet à se rapprocher de ses représentants afin d’élargir la coalition en faveur de la chapelle.