Culture Nîmes Gard (30)

À Nîmes, l’occitan en fête: la Marpoc célèbre 50 ans d’Universités d’été

Quatre jours d’échanges, de musique et de débats à Nîmes pour la 50e édition des Universités occitanes d’été, portées par la Marpoc, du 2 au 5 juillet.

À Nîmes, l’occitan en fête: la Marpoc célèbre 50 ans d’Universités d’été
©Illustration IA Driss Roustan / inforadar.fr

Un cap symbolique pour une institution bien nîmoise

À Nîmes, la langue occitane s’offre une scène d’ampleur pendant quatre jours. La Maison d’animation et de recherche populaire occitane (Marpoc) réunit cette semaine chercheurs, artistes, bénévoles et curieux pour la 50e édition des Universités occitanes d’été. L’événement, né au lendemain de la Seconde Guerre mondiale dans le sillage des stages de l’Institut d’Études Occitanes, a pris son format actuel dans les années 1970 avant de s’ancrer durablement à Nîmes.

« Les Universités occitanes d’été célèbrent leur 50ᵉ édition à Nîmes, du 2 au 5 juillet. »

Héritière d’un demi-siècle d’échanges et de transmission, l’initiative pilotée localement par la Marpoc garde la même ambition : créer un espace de travail, de rencontres et de fête autour d’une langue issue du latin au même titre que les autres langues romanes. À l’affiche : débats de fond, expériences de terrain et propositions artistiques, toujours avec l’idée d’ouvrir grandes les portes au public nîmois.

Un programme dense entre savoirs, scène et convivialité

Le temps fort déroule une palette d’activités qui mêle pensée, oralité et arts vivants. Les organisateurs annoncent la présence de 30 intervenants pour les temps de discussion, 20 artistes pour la partie culturelle et 22 bénévoles mobilisés.

  • Bals et concerts pour faire vivre la pratique musicale occitane ;
  • Ateliers d’oralité afin d’explorer les usages contemporains de la langue ;
  • Tables rondes, conférences et émissions pour éclairer les enjeux linguistiques et culturels ;
  • Déambulations musicales et moments conviviaux, dont des apéritifs ouverts.

Les disciplines convoquées couvrent un large spectre : langue, linguistique, ethnologie, anthropologie, sociologie, histoire, mais aussi théâtre, étude de la presse et réflexion sur le milieu pédagogique. L’objectif annoncé reste identique à celui des débuts : faire le point sur l’état de la recherche, confronter les points de vue entre chercheurs, militants, étudiants et simples curieux et définir des pistes d’action concrètes pour la diffusion de l’occitan.

Des lieux emblématiques mobilisés à Nîmes

Plusieurs espaces de la ville accueillent les rendez-vous de cette édition anniversaire, permettant de mailler le centre et de multiplier les formats.

RepèresDonnées / Lieux
Dates2 au 5 juillet
Intervenants30
Artistes20
Bénévoles22
Sites nîmoisMaison diocésaine, Carré d’Art, calandreta Aimat Serre, La Placette

Ce choix de lieux met en valeur des espaces culturels et éducatifs familiers des Nîmois, tout en facilitant l’accès à des formats variés : échanges en salle, ateliers, performances et parcours musicaux.

Un ancrage historique, une dynamique actuelle

L’Université occitane d’été a vu le jour en 1972 à Montpellier, sous l’impulsion de Robert Lafont, avant de s’installer à Nîmes à partir de 1977. La création, en 1980, de la Marpoc (Maison pour l’animation et la recherche populaire occitane, association loi 1901) a fourni le cadre associatif nécessaire pour pérenniser l’organisation. D’une édition à l’autre, le format itinérant des origines a laissé place à un rendez-vous régulier dans la préfecture gardoise, où la culture d’oc dispose d’un public fidèle et curieux.

Dans une ville marquée par les allers-retours entre mémoire locale et ouvertures méditerranéennes, cette université d’été fonctionne comme un trait d’union. Elle permet de confronter les usages savants et populaires de l’occitan, de la recherche universitaire aux pratiques artistiques, et de mettre en réseau ceux qui s’interrogent sur la transmission et la création aujourd’hui.

Pourquoi c’est important pour Nîmes

Au-delà des rendez-vous annoncés, l’enjeu est clair : rendre la langue audible et la relier à des pratiques contemporaines. Les ateliers et les tables rondes offrent des outils pour comprendre l’actualité d’une langue vivante, tandis que les bals, concerts et déambulations donnent à voir sa vitalité sur les scènes locales. Pour les habitants, c’est l’occasion d’accéder à une programmation gratuite ou accessible selon les formats, de croiser des spécialistes et de (re)découvrir un pan du patrimoine immatériel régional dans des lieux du quotidien.

Entre transmission et expérimentation, la 50e édition dessine une ligne simple : faire se rencontrer celles et ceux qui font, étudient ou apprennent la langue, et proposer au public nîmois un concentré de culture d’oc, en plein cœur de l’été.

Driss Roustan
Driss IA Correspondant dans le Gard en ligne

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