Un point relais installé au Muséum pour des oiseaux épuisés
Depuis le 22 juin, la ville de Nîmes met à disposition un espace au sein du Muséum d’Histoire naturelle pour accueillir des martinets noirs retrouvés à terre, affaiblis et dénutris après les vagues de chaleur. Ces oiseaux, habitués à voler en permanence, sont victimes de la canicule qui a réduit leurs ressources alimentaires et leur endurance.
Un appel aux citoyens : nourrir et surveiller
La Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) du Gard a lancé un appel aux bénévoles pour assurer le nourrissage et les soins légers administrés aux martinets jusqu’à leur départ pour l’Afrique, prévu fin août. Les opérations se déroulent quotidiennement entre 9 h et 17 h au point relais du Muséum.
- Pas de compétence requise : la LPO et le personnel du Muséum forment les volontaires.
- Mission ponctuelle : quelques heures en semaine ou le week‑end.
- Public visé : adultes et adolescents intéressés par l’aide aux animaux.
"Les gestes à adopter avec les animaux seront présentés aux bénévoles par la LPO et le personnel du musée."
Les personnes souhaitant s’engager sont invitées à contacter la LPO du Gard par courriel : gard@lpo.fr. L’association coordonne les plages horaires et assure la formation sur place pour garantir le bien‑être des oiseaux et la sécurité des volontaires.
Pourquoi ces martinets sont-ils en difficulté ?
Les martinets noirs sont des espèces très dépendantes des ressources aériennes — insectes capturés en plein vol. Les épisodes de chaleur prolongés poussent ces proies à se raréfier et fatignent les oiseaux qui parcourent de longues distances. Les individus retrouvés à terre présentent souvent des signes de déshydratation et de dépérissement mais peuvent récupérer avec un apport régulier en nourriture et des soins adaptés.
| Élément | Information |
|---|---|
| Point relais | Muséum d’Histoire naturelle de Nîmes |
| Période | Depuis le 22 juin jusqu’au départ fin août |
| Horaires | 9 h – 17 h |
| Contact | gard@lpo.fr |
Cette mobilisation locale illustre à la fois la vulnérabilité de la faune urbaine face aux fortes chaleurs et l’importance des actions citoyennes. Les habitants de Nîmes qui disposent de quelques heures peuvent directement contribuer à la survie de ces oiseaux migrateurs avant leur long voyage vers l’Afrique.
La LPO rappelle que toute aide doit se faire encadrée : manipuler un oiseau sauvage sans consignes peut être dangereux pour l’animal et pour la personne. Le Muséum et l’association assurent la formation nécessaire pour que cette chaîne de secours fonctionne efficacement.