Une fête centenaire au rythme de la ville
Ce samedi 8 août, la place de la mairie de Pointe-à-Pitre a pris des allures de scène populaire pour la 110ᵉ édition de la fête des cuisinières. Couleurs, senteurs et costumes traditionnels ont rappelé que, depuis 1916, cette célébration reste l'un des rendez-vous les plus vivants de l'archipel, mêlant foi, gastronomie et transmission intergénérationnelle.
Contrairement aux habitudes, la messe dédiée au saint-patron ne s'est pas tenue dans l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul mais sous un chapiteau dressé sur la place. Une décision d'organisation qui n'a pas émoussé la solennité du moment : la confrérie et les participantes ont poursuivi la journée par une procession dans les rues de la ville, ponctuée d'échanges et de retrouvailles.
La particularité de cette édition a été la coïncidence avec l'avant-dernière étape du Tour cycliste de Guadeloupe. Les cuisinières se sont installées en bord de route et ont offert aux coureurs une haie d'honneur chaleureuse, mêlant tradition populaire et événement sportif national — une première pour la confrérie et un signe de la vitalité des manifestations locales quand elles se rencontrent.
- Date : 8 août
- Édition : 110ᵉ
- Lieu : Place de la mairie, Pointe-à-Pitre
- Temps forts : messe sous chapiteau, procession, accueil des coureurs
Sur place, la tradition s'est exprimée autant par les tenues soignées des participantes que par la cuisine, parfumant les rues de plats préparés selon les recettes familiales. La fête opère ainsi comme un vecteur de mémoire : transmission des savoir-faire culinaires, maintien des rites religieux et affirmation d'une convivialité qui lie générations et quartiers.
Pour les habitants, c'est aussi une occasion de retrouver l'urbanité de Pointe-à-Pitre, parfois perçue autrement, quand la ville se pare de ses gestes populaires. Plusieurs riverains ont salué la double animation — sportive et traditionnelle — qui a animé le centre-ville toute la journée et attiré un public varié.
| Élément | Détail |
|---|---|
| Année de création | 1916 |
| Édition | 110 |
| Lieu principal | Pointe-à-Pitre |
La fête des cuisinières reste un marqueur fort de l'identité locale. À travers elle, les gestes du quotidien — cuisiner, partager, prier — deviennent patrimoine vivant. L'édition 2026 a montré que ces traditions savent aussi tisser des liens nouveaux, ici avec le monde du sport, pour offrir à la ville des images colorées et un moment de rassemblement populaire.
Pratiques : les manifestations traditionnelles demandent souvent des adaptations logistiques (fermeture ponctuelle de rues, stationnement limité). Les visiteurs étaient invités à privilégier les transports en commun ou le covoiturage pour accéder au centre-ville et faciliter la circulation des cortèges et des coureurs du Tour.