Une gare routière paralysée le temps d'une journée de mobilisation
Ce mercredi 5 août, la gare routière de Basse-Terre a servi de point de rassemblement aux transporteurs affiliés à Trans Sud. Faute d'avancées sur plusieurs points contractuels et d'un dialogue jugé insuffisant, les entreprises concernées ont décidé de débrayer, stoppant le trafic d'environ quarante véhicules.
Sur place, des représentants des réseaux de Capesterre-Belle-Eau, Trois-Rivières, Bouillante et Vieux-Habitants ont exposé leurs revendications : réactualisation des marchés, prise en compte de l'évolution du coût du carburant, indexation des coûts et précisions sur le dispositif de gratuité mis en place pour les usagers.
"Il y a un grand manque de communication, si bien que beaucoup de personnes ne savent pas comment utiliser cette gratuité avec la carte sans contact", a expliqué Louis-Guy Ramsamy, transporteur de Trans Sud.
Les transporteurs demandent également que soit appliquée la convention signée avec les autorités locales. Ils affirment avoir saisi la communauté d'agglomération Grand Sud Caraïbe (CAGSC) à plusieurs reprises, sans obtenir d'éléments écrits ni de réponses satisfaisantes, ce qui les a poussés à engager la mobilisation.
- Motifs : carburant, indexation, réactualisation des marchés, gratuité des trajets (mercredis et samedis).
- Impact : environ 40 véhicules à l'arrêt et une cinquantaine d'emplois menacés selon les transporteurs.
- Zones concernées : réseaux desservant Capesterre-Belle-Eau, Trois-Rivières, Bouillante, Vieux-Habitants.
| Élément | Chiffres / détail |
|---|---|
| Véhicules immobilisés | ~40 |
| Emplois menacés | ~50 |
| Jours de gratuité | Mercredis et samedis (modalités contestées) |
Réponse de la collectivité : promesses d'accélération
Du côté de la CAGSC, Thierry Abelli, le président, a indiqué comprendre l'agacement des transporteurs et reconnait l'existence de dysfonctionnements dans les procédures de paiement. Il assure s'être entretenu avec les professionnels mobilisés et promet d'accélérer les démarches pour remettre la situation dans un cadre normal.
"Je comprends parfaitement l'agacement des transporteurs qui sont des chefs d'entreprise... il y a des dysfonctionnements que je m'attache à résoudre", a déclaré Thierry Abelli.
Sur le terrain, les conducteurs et gérants présents à la gare routière ont insisté sur la nécessité d'obtenir des engagements formels et des documents écrits afin de sécuriser leurs contrats et préserver les emplois. Plusieurs d'entre eux ont pointé la difficulté pour les usagers d'utiliser la gratuité annoncée faute d'information claire sur la carte sans contact.
Pour les usagers de Basse-Terre et du Grand Sud Caraïbe, la journée aura signifié perturbations et incertitudes quant à la reprise normale des lignes. Les transporteurs ont indiqué qu'ils attendent désormais une rencontre formelle et des réponses écrites de la CAGSC pour lever le mouvement.
La situation reste donc à suivre : mobilisations, calendrier de réunions et décisions administratives détermineront si le conflit peut être apaisé rapidement ou s'il s'inscrit dans une période de tensions plus longues pour le réseau de transports du sud de la Guadeloupe.