Un débrayage lors de la visite du directeur général de la CNAM
Mercredi 8 juillet, la venue de Thomas Fatôme, directeur général de la Caisse nationale d'assurance-maladie, à Blois a été l'occasion d'un débrayage organisé par la CGT devant les locaux blésois de la CPAM du Loir-et-Cher. Environ une trentaine de personnes y ont pris part, selon les représentants syndicaux.
Des revendications précises, des situations concrètes
Les agents mobilisés pointent une dégradation des conditions de travail : gel prolongé de la valeur du point d'indice, suppressions de postes, outils informatiques défaillants et fortes chaleurs dans les bureaux. Au niveau national, la CGT évoque 1 700 postes à rendre. Localement, les représentants signalent « deux licenciements en un an, des passages en conseil de discipline et des départs non remplacés ».
« Même à temps plein, on n’arrive plus à joindre les deux bouts »
Les conséquences pratiques ne sont pas anecdotiques pour les usagers : les syndicats dénoncent un ralentissement du traitement des dossiers et des fermetures d'accueil. À Vendôme, par exemple, l'accueil peut rester fermé l'après-midi en période de vigilance orange canicule faute de locaux climatisés.
Ce que demandent les agents
- Une revalorisation du point d'indice ;
- Des recrutements pour compenser les départs et suppressions de postes ;
- Des locaux et outils adaptés (climatisation, informatique fonctionnelle) pour assurer l'accueil et le traitement des dossiers.
En fin d'après-midi, Thomas Fatôme a reçu une délégation composée de deux élues CGT et de deux élus cadres de la CFDT. Selon les syndicats, l'entretien n'a pas débouché sur d'annonces majeures : le directeur a indiqué qu'une augmentation du point d'indice ne serait pas possible « dans l'immédiat » et que les dernières restructurations devraient porter leurs effets dans « deux ou trois ans ».
Un impact sur le service rendu aux assurés
Les agents alertent sur les répercussions pour les usagers : files d'attente, délais d'instruction allongés et indisponibilité ponctuelle de certains accueils. Les fortes chaleurs estivales accentuent les difficultés opérationnelles, comme en témoignent des températures qui, selon les agents, peuvent atteindre près de 40 °C dans certains bureaux non climatisés.
| Élément | Constat évoqué |
|---|---|
| Nombre de manifestants | ~30 |
| Postes annoncés au niveau national | 1 700 |
| Température relevée dans les bureaux | près de 40 °C |
Pour les représentants syndicaux, la multiplication des missions, sans moyens humains et matériels supplémentaires, met en péril la qualité du service public. Les discussions initiées mercredi ouvrent une fenêtre de dialogue, mais sans garanties immédiates pour les salariés et les usagers du Loir-et-Cher.
La suite dépendra des échanges entre la direction nationale et les organisations syndicales locales, ainsi que des décisions sur les conditions de travail et les moyens alloués aux CPAM du département.