Un rebondissement dans l'enquête ouverte après une agression nocturne
L’instruction relative au décès, début juillet, d’un homme frappé dans la nuit du 3 au 4 juillet à Ajaccio a connu un nouveau tournant mercredi 15 juillet. Sous l’autorité du juge d’instruction, les investigations ont conduit à la mise en garde à vue de trois personnes, dont deux mineurs, a annoncé le procureur de la République d’Ajaccio, Nicolas Septe.
Les éléments rassemblés par les enquêteurs ont modifié l’ordre des faits tel qu’il était présenté initialement. Contrairement à la thèse d’une rixe collective, il apparaît désormais que le coup à l’origine du coma de la victime ne s’est pas produit « dans le cadre d’une rixe préalable ». La victime avait, selon le parquet, contacté les forces de l’ordre après une altercation verbale impliquant plusieurs jeunes filles.
« Contrairement aux premiers éléments de contexte qui avaient été données au départ de l’enquête, il apparaît que le coup porté à la victime n’était pas intervenu dans le cadre d’une rixe préalable. »
Outre la requalification du contexte, l’enquête a mis en évidence d’autres faits susceptibles d’alourdir le dossier : après avoir été laissé inanimé, l’homme aurait été dépouillé de son argent liquide et des images de lui, inconscient, auraient été prises puis diffusées sur les réseaux sociaux. Ces constats expliquent en grande partie les nouvelles gardes à vue lancées par les services judiciaires.
- 3-4 juillet : agression nocturne survenue cours Napoléon, Ajaccio.
- Quelques jours après : mise en examen d’Aurèle Acquaviva, 18 ans, placé sous contrôle judiciaire.
- 15 juillet : nouvelles gardes à vue de trois personnes, dont deux mineurs.
Un premier mis en examen avait déjà été placé sous contrôle judiciaire : Aurèle Acquaviva, âgé de dix-huit ans. Son avocat avait indiqué que, si le lien entre les violences et le décès était établi, une requalification des poursuites en « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner » pourrait être envisagée. À ce stade, cette requalification n’a pas encore été prononcée par le magistrat instructeur.
| Date | Fait |
|---|---|
| 3-4 juillet | Agression et décès ultérieur de la victime |
| 15 juillet | Placement en garde à vue de trois personnes (dont 2 mineurs) |
Les auditions en cours visent à préciser le rôle de chacun et à reconstituer l’enchaînement exact des événements. Sur le terrain, ce dossier suscite une vive émotion : la diffusion d’images et le contexte de l’altercation renvoient aux questions de respect et de sécurité dans l’espace public, déjà sensibles dans certains quartiers d’Ajaccio.
La justice poursuit son travail pour établir les responsabilités et déterminer si des requalifications de chefs d’accusation s’imposent. Les prochaines étapes de l’information judiciaire, et notamment les suites des gardes à vue, devraient permettre d’éclaircir les motifs et les circonstances qui ont conduit à ce drame.