Mobilisation citoyenne à Alençon
Samedi 4 juillet, la ville d'Alençon a été le théâtre de deux marches distinctes contre les violences sexistes et sexuelles, organisées simultanément à 11 heures mais suivant des itinéraires différents. Au total, ces rassemblements ont réuni au moins 140 personnes : un cortège de 100 personnes parti du palais de justice et porté par le collectif Droits des femmes 61, et un second rassemblement de 40 personnes lancé par une élue municipale et parti de la place Poulet-Malassis.
Le premier cortège a emprunté un parcours en direction de la préfecture de l'Orne. Le second a terminé sa marche devant le parc de la Providence. Malgré la séparation physique, les deux manifestations affichaient la même revendication : une meilleure prise en charge des victimes et une action publique renforcée pour lutter contre les violences faites aux femmes et pour la protection de l'enfance.
"J'estime que c'est dommage de ne pas avoir réuni les deux mobilisations. Nous portons pourtant la même cause : la protection de l'enfance et les violences faites aux femmes doivent être une priorité nationale."
Cette déclaration est signée Stéphanie Gauché-Guillon, travailleuse sociale et à l'initiative du cortège porté par le collectif. À proximité, Séverine Gahéry, élue à la mairie d'Alençon en charge de l'égalité homme-femme, de la lutte contre les discriminations et les violences sexistes et sexuelles, a également pris la parole lors du second rassemblement :
"On répond à l'appel de 150 associations féministes qui travaillent au quotidien avec des victimes de violence afin que les choses bougent en termes de justice en France."
Les organisateurs et participantes font référence au contexte national récent, en particulier à l'affaire Lyhanna début juin 2026, qui a provoqué une hausse de la mobilisation dans plusieurs villes de France. Les associations réclament notamment une "loi intégrale" destinée à structurer une politique publique globale contre ces violences.
Sur le plan local, la tenue de deux marches séparées interroge sur la coordination entre acteurs : le collectif indique n'avoir pas pu concrétiser une coorganisation malgré des tentatives de contact avec l'élue.
- 100 personnes : marche organisée par le collectif Droits des femmes 61, départ palais de justice.
- 40 personnes : marche lancée par une conseillère municipale, départ place Poulet-Malassis.
- Objectifs communs : protection de l'enfance, lutte contre les violences sexistes et sexuelles, demande d'une loi cadre.
| Événement | Point de départ | Participants | Destination |
|---|---|---|---|
| Marche du collectif | Palais de justice | 100 | Préfecture de l'Orne |
| Marche de l'élue | Place Poulet-Malassis | 40 | Parc de la Providence |
En matière d'impact local, ces mobilisations visent d'abord à maintenir la pression sur les responsables politiques afin qu'ils traduisent les demandes en mesures concrètes. Les organisateurs veulent que la question soit prise en compte tant au niveau communal que national, en insistant sur une politique coordonnée de prévention, d'accompagnement des victimes et de sanction des auteurs.
La présence simultanée de deux cortèges montre à la fois l'engagement d'acteurs différents à Alençon et la difficulté à mutualiser les efforts. Reste à voir si cette visibilité renforcée permettra d'aboutir à des avancées locales en matière d'accueil des victimes, d'actions de sensibilisation et de coopération entre associations et institutions.
Compte rendu basé sur les informations disponibles publiées le 4 juillet 2026.