Samedi 4 juillet, deux marches simultanées dans le centre d'Alençon
Samedi 4 juillet 2026, près de 140 personnes ont participé à deux marches citoyennes organisées à Alençon pour dénoncer les violences sexistes et sexuelles. Les deux cortèges, partis à 11 h, s'inscrivent dans une dynamique nationale née autour de l'affaire Lyhanna et réclament une réponse législative et budgétaire.
Les manifestants ont porté des slogans et des pancartes appelant à une « loi intégrale » contre les violences sexuelles, accompagnée, selon eux, d'un financement à la hauteur des enjeux. Dans les revendications entendues tout au long du parcours figuraient notamment une justice mieux équipée, davantage de moyens pour la prise en charge des victimes et un meilleur accompagnement.
« une justice mieux armée, davantage de moyens et un meilleur accompagnement des victimes. »
Le collectif local Droits des femmes 61 a annoncé un prochain rendez-vous : une nouvelle manifestation est prévue le dimanche 7 septembre à 18 h devant le palais de justice d'Alençon. Ce calendrier vise à maintenir la pression sur les élus et les autorités judiciaires et à renforcer la visibilité des demandes locales.
Un appel à des moyens chiffrés et une loi nationale
Parmi les demandes portées par les organisateurs figure l'instauration d'un dispositif national soutenu financièrement. Le mouvement réclame la mise en place d'un plan doté d'un budget de 3 milliards d'euros pour mieux protéger les victimes et financer les structures d'accueil, d'accompagnement et de formation des professionnels.
- Date des marches : samedi 4 juillet 2026, départ à 11 h
- Nombre de participants : près de 140
- Prochaine mobilisation : dimanche 7 septembre, 18 h, palais de justice
| Élément | Donnée |
|---|---|
| Nombre de cortèges | 2 |
| Participants | ~140 |
| Demande budgétaire | 3 milliards d'euros |
Sur le terrain, la tonalité des rassemblements est restée déterminée. Les organisateurs et manifestants entendent maintenir la pression jusqu'à l'adoption d'une réponse législative dite « intégrale », qui, selon eux, doit répondre à la fois aux besoins de prévention, de répression et d'accompagnement.
La tenue de deux cortèges en parallèle dans une ville de la taille d'Alençon montre l'ampleur de la mobilisation locale, même si les effectifs restent modestes en valeur absolue. Les prochains mois serviront à mesurer si ces actions locales trouvent un écho auprès des décideurs et des services judiciaires du département.