Un bâtiment historique repensé pour accueillir des familles en centre‑ville
L'ancienne Banque de France, fermée depuis 2022 et située derrière la mairie d'Angoulême, entame une nouvelle étape de son destin immobilier. Le groupe bordelais CIR (Compagnie Immobilière de Restauration), spécialisé dans la rénovation de bâtiments prestigieux en centre‑ville, a racheté le site et obtenu un permis de construire modifié validé en mai 2025. L'objectif : transformer les 3 500 m² de l'établissement en 28 appartements d'ici la fin de l'année 2027.
Le projet prévoit une offre variée — T1, T2 et T3 — dotée de petits espaces extérieurs (jardins, balcons, terrasses), d'une cour et d’un local à vélos. Seize places de stationnement seront réservées aux futurs habitants dans le parking Bouillaud, selon les informations communiquées par la municipalité.
Ce chantier est conçu pour respecter le caractère patrimonial du lieu. L'entrée majestueuse et la verrière seront conservées, et certains éléments intérieurs protégés. La salle des coffres du sous‑sol restera en l'état et ne sera pas exploitée ni accessible aux occupants.
« Le permis de construire a été modifié et validé en mai 2025 », précise Pascal Monier, l’adjoint à l’urbanisme à la mairie d’Angoulême.
Le calendrier annoncé prévoit 16 mois de travaux à compter du lancement des opérations, pour une livraison programmée fin 2027. Les promoteurs expliquent vouloir proposer des logements « de qualité mais pas luxueux », formulation rapportée par la mairie.
Ce projet succède à une première tentative avortée portée par le promoteur Acapace. À l'époque, des riverains s'étaient inquiétés de potentielles nuisances sonores, d'un vis‑à‑vis accru et d'une diminution d'ensoleillement susceptible de dévaluer leurs biens. Ces observations ont conduit à une révision de la copie et au dépôt d'un permis modifié.
- Surface totale : 3 500 m²
- Logements prévus : 28 appartements (T1, T2, T3)
- Places de parking réservées : 16 (parking Bouillaud)
- Travaux : 16 mois, livraison prévue fin 2027
- Éléments patrimoniaux conservés : entrée, verrière, salle des coffres (non accessible)
La mairie souligne l'intérêt de l'opération pour le centre‑ville : accueillir de nouvelles familles et redonner vie à un édifice remarquable tout en protégeant son identité architecturale. Le coût global de l'opération n'a pas été communiqué par le groupe CIR ; on rappelle toutefois qu'une estimation initiale avait porté, à une autre phase du dossier, le montant des 3 500 m² à environ 2 millions d'euros.
Conséquences locales et questions restantes
Pour les riverains et les acteurs du centre‑ville, ce chantier pose plusieurs enjeux : la gestion des gênes liées aux travaux, l'impact sur le stationnement et la valorisation immobilière du quartier, ainsi que la destination future de certains espaces intérieurs très marqués par leur passé bancaire. La décision de conserver la salle des coffres en l'état montre une volonté de concilier réhabilitation et mémoire du lieu.
Reste à suivre le calendrier précis du démarrage des travaux et les modalités techniques retenues pour protéger la structure et l'environnement immédiat durant 16 mois de chantier. Les services municipaux et le promoteur seront amenés à détailler ces points lors des prochaines réunions publiques.