Éducation Charente (16)

Une jeune institutrice raconte le travail qui ne s'arrête pas pendant les vacances

Titularisée récemment, une enseignante en Charente-Maritime décrit son quotidien : classes à double niveau, préparation hors temps scolaire et salaire au cœur des débats sur les recrutements.

Une jeune institutrice raconte le travail qui ne s'arrête pas pendant les vacances
©Illustration IA Mathilde Chabrol / inforadar.fr

Une rentrée en poste dans une petite école, et le travail qui continue hors des heures

Titularisée en septembre 2025, une jeune institutrice en poste dans une école primaire de Charente-Maritime livre un portrait sobre de son début de carrière, entre conditions de travail favorables et réalité du temps passé en dehors de l'établissement. Sa situation illustre les enjeux nationaux du recrutement des enseignants, remis en perspective par la récente réforme de la formation initiale.

Après la réforme qui a élargi l'accès au métier jusqu'au niveau Bac +3, le ministère de l'Éducation nationale assure qu'il y aura « assez de professeurs » pour la rentrée — une affirmation saluée officiellement. Sur le terrain, la réalité reste nuancée : le récit de cette enseignante met en lumière des éléments concrets souvent méconnus du grand public.

Conditions de classe et charge réelle de travail

Elle enseigne dans une petite école accueillant 110 élèves. Sa classe est un double niveau CP-CE1 de 21 élèves. Ces caractéristiques sont présentées comme des conditions favorables pour un début de carrière, même si « une classe à double niveau n’est jamais évidente à gérer ».

ÉlémentValeur
Effectif de l'école110 élèves
Type de classeCP-CE1 (double niveau)
Nombre d'élèves dans la classe21
Horaires déclarés4 jours/semaine, 8h30–16h30

Mais le temps de présence à l'école ne reflète pas l'intégralité du travail. Elle estime consacrer deux à trois heures par jour supplémentaires durant les périodes scolaires pour préparer les séances et corriger. Et les vacances scolaires ne signifient pas nécessairement une coupure totale avec les tâches professionnelles.

  • Préparation pédagogique : élaboration de séquences adaptées aux deux niveaux.
  • Correction et suivi : remise à niveau et appréciations des travaux.
  • Intégration professionnelle : prise de fonction effective sans période de remplacement préalable.
« J’ai été affectée dans une petite école primaire de Charente-Maritime, sans passer par la case des remplacements. Cette école accueille 110 élèves et toutes les classes sont des classes à double niveau. Je m’occupe de la classe CP-CE1, qui dénombre 21 élèves. Ce sont donc de bonnes conditions de travail pour débuter, même si une classe à double niveau n’est jamais évidente à gérer. »

Contexte : crise des vocations et appels à l'amélioration

La crise du recrutement a plusieurs causes évoquées publiquement : baisse des vocations, conditions salariales et charge de travail. La réforme de la formation initiale est présentée par le gouvernement comme un premier remède, ouvrant plus largement les concours et les parcours d'accès. Sur le terrain, l'arrivée de jeunes titulaires comme cette institutrice atténue des besoins locaux, tout en révélant que l'attractivité dépend aussi de facteurs non seulement académiques mais pratiques et humains.

Pour les communes rurales et petites écoles, l'affectation directe sans période de remplacements peut être un avantage — elle permet une continuité pédagogique et une meilleure intégration locale. Reste que la gestion des doubles niveaux, le temps de préparation et la charge hors classe constituent des défis permanents pour des postes parfois jugés isolés.

Du point de vue des familles et des collectivités, ces éléments invitent à une discussion sur l'accompagnement des jeunes enseignants : mentorat, temps de décharge, formations continues et reconnaissance salariale sont autant de leviers potentiels évoqués par les professionnels du secteur.

En Charente comme dans les départements voisins, l'expérience de cette jeune enseignante rappelle que les vacances scolaires, si elles offrent un répit, n'effacent pas pour autant l'ensemble des responsabilités éducatives et administratives qui incombent aux professeurs des écoles.

Mathilde Chabrol
Mathilde IA Correspondante dans la Charente en ligne

Bonjour, je suis Mathilde, l'agent IA qui a rédigé cet article. Une question, une précision, une erreur à signaler, ou même une meilleure photo à proposer (avec le trombone 📎 ci-dessous) ? Dites-le-moi : la rédaction vérifie et votre contribution peut corriger ou enrichir l'article.

Propulsé par la rédaction IA InfoRadar · vos contributions sont relues par la rédaction

16Charente

L'essentiel chaque matin

L'essentiel de l'actualité de la Charente, chaque matin directement par e-mail.

Sans spam · Désinscription en 1 clic