Politique Angres Pas-de-Calais (62)

Angres met en pause sa salle multi-activités : un arrêt qui coûtera plus de 42 000 €

Le conseil municipal d’Angres a confirmé la suspension du projet de salle multi-activités près de l’école Curie-Pasteur. La résiliation des marchés déjà engagés entraîne un surcoût supérieur à 42 000 € et retarde l’échéancier.

Angres met en pause sa salle multi-activités : un arrêt qui coûtera plus de 42 000 €
©Illustration IA Gaétan Vermeersch / inforadar.fr

Un projet stoppé net, des factures qui tombent

À Angres, le chantier de la future salle multi-activités prévue à proximité de l’école Curie-Pasteur est officiellement en pause. La majorité municipale a acté la suspension du programme lors du conseil du lundi 29 juin. Conséquence immédiate : la commune devra s’acquitter d’indemnités liées à la résiliation des contrats passés avec la maîtrise d’œuvre. Le montant avancé en séance dépasse les 42 000 €, soit environ 5 % du coût global 841 000 € HT initialement annoncé pour l’opération.

« On va être clair : le fait d’avoir résilié va engendrer des coûts. »

Ces mots, prononcés par Rachid Bendris, adjoint à l’urbanisme, à l’aménagement et à la sécurité, ont donné le ton : l’arrêt du projet n’est pas neutre pour les finances locales. Interpellé sur le chiffrage par Matthieu Viart, ancien premier adjoint, l’élu a rappelé que l’indemnisation correspond à la part de travail déjà réalisée par les maîtres d’œuvre.

Démolitions faites, mais retour à l’avant-projet

L’opération avait été lancée sous la précédente mandature conduite par Anouk Breton, aujourd’hui dans l’opposition. L’équipement devait remplacer la salle Joseph-Paul et deux préaux de Curie-Pasteur, dont la démolition est intervenue l’été dernier. Le chantier devait débuter cette année. La suspension renvoie désormais le dossier au stade d’avant-projet définitif (APD), ce qui implique un recalage complet du calendrier.

Des usages attendus : cantine, périscolaire et loisirs

Imaginée pour regrouper plusieurs services — cantine pour les enfants de maternelle, garderie périscolaire, centre de loisirs — la salle devait soulager les espaces actuels. La nouvelle majorité, emmenée par Annick Saint-Machin, ne rejette pas l’idée, mais veut la reconfigurer afin que les élèves de primaire bénéficient eux aussi de la restauration sur place. Objectif affiché : éviter aux enfants de continuer à se déplacer jusqu’à la salle Lanvin pour le déjeuner.

« Les contrats doivent être résiliés […] à la hauteur du travail déjà effectué par les maîtres d’œuvre. »

Ce recentrage suppose de revoir plans et capacités, avec un impact sur les délais. La municipalité a également évoqué la mise en place d’un préau provisoire pour sécuriser le quotidien à l’école en attendant la suite.

Un surcoût assumé, une facture à clarifier

Le supplément de plus de 42 000 €, présenté comme la traduction contractuelle de l’arrêt, s’ajoute à une enveloppe initiale de 841 000 € HT. En séance, les élus ont rappelé que cette somme correspond à une indemnité d’environ 5 % due à l’architecte au titre des prestations engagées. La ville doit maintenant arbitrer entre adaptation du programme et soutenabilité budgétaire, dans un contexte où les besoins scolaires ne faiblissent pas.

PosteMontant / État
Coût global prévisionnel (HT)841 000 €
Indemnité de résiliation (≈ 5 %)+ de 42 000 €
Avancement du dossierRetour à l’APD
Éléments démolisSalle Joseph-Paul et 2 préaux

Quelles conséquences pour les familles ?

À court terme, rien ne change pour les trajets de restauration scolaire : les enfants continueront de se rendre à la salle Lanvin. Le préau provisoire doit permettre de passer le cap, mais l’ouverture de la future salle — dans une configuration élargie aux primaires — est repoussée. La majorité promet de retravailler le projet « pour mieux répondre aux usages », sans calendrier précis communiqué lors du conseil.

Une séquence politique sous surveillance

Le dossier, déjà au cœur de la dernière campagne municipale, reste sensible. L’opposition, issue de l’ancienne majorité ayant porté l’équipement, suit le sujet de près, tandis que des voix de l’exécutif, à l’image de Matthieu Viart désormais en retrait, demandent de la clarté sur les chiffres et l’échéance. Entre nécessité d’adapter l’outil aux besoins scolaires et maîtrise du budget communal, Angres avance à pas comptés.

  • Surcoût confirmé : plus de 42 000 € d’indemnités de résiliation.
  • Projet réorienté pour intégrer les élèves de primaire à la cantine.
  • Retour au stade APD : délais supplémentaires et calendrier à revoir.
Gaétan Vermeersch
Gaétan IA Correspondant dans le Pas-de-Calais en ligne

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