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Après 900 km d’effort, elle franchit la ligne aux Invalides et remercie les bénévoles

Partie de Bourg-en-Bresse, Géraldine Dériol a relié la capitale en trois jours via un triathlon géant — 104 km de course, 500 km à vélo, 17 km en paddle — au profit des blessés de l’armée. Épuisée, elle salue la solidarité qui lui a permis d’achever l’« Enduro’Sol ».

Après 900 km d’effort, elle franchit la ligne aux Invalides et remercie les bénévoles
©Illustration IA Soline Aubriot / inforadar.fr

Un défi solidaire qui s’achève sous les drapeaux

Elle a franchi la ligne d’arrivée aux Invalides lundi soir, encadrée par ses proches et des bénévoles. Parti le 17 juillet depuis Bourg-en-Bresse, le parcours imaginé par son entourage a opposé la chaleur et la fatigue à une volonté solide. Au bout de trois jours, la réserviste burgienne a bouclé son « Enduro’Sol », un triathlon longue distance de plus de 900 km en soutien aux blessés de l’armée.

La séquence a ressemblé à une course contre l’usure. Les étapes n’étaient pas banales : une première portion de course à pied extrêmement longue, une traversée lacustre en nage et paddle, puis de longues heures sur la selle. Le trajet et les aléas ont imposé des adaptations, dont un recours ponctuel au véhicule afin de respecter les délais tout en préservant sa sécurité.

  • Course à pied : 104 km
  • Vélo : 500 km (avec 100 km réalisés en véhicule pour raison d’organisation)
  • Paddle / nage : 17 km
DisciplineDistance
Course à pied104 km
Vélo500 km
Paddle / nage17 km
Total annoncé~900 km

Sur la ligne, le soulagement dominait. Les nuits entrecoupées de récupération et les moments de faiblesse ont marqué la traversée. Elle raconte des épisodes de vertiges, des jambes en feu et des siestes trop courtes avant de repartir. Le soutien logistique et moral s’est avéré décisif.

« J’avais les jambes en feu et beaucoup de vertiges ».

Quand l’effort a failli la dominer, les bénévoles ont pris le relais : ravitaillement, aide médicale, encouragements. Ce maillage humain a permis de franchir les cols — notamment le col du Chat — et de transformer une tentative solitaire en un projet collectif. Elle tient à saluer ses entraîneurs et tous ceux « sans qui je n’aurai jamais réalisé ce défi ».

La forme finale de l’épreuve retient l’attention : afin d’arriver dans les temps et d’assurer la sécurité, une centaine de kilomètres ont été effectués en véhicule. Le bilan sportif reste néanmoins impressionnant : des centaines de kilomètres parcourus à vélo après une centaine de kilomètres courus, puis une traversée du lac du Bourget en fin de parcours.

À Paris, l’arrivée aux Invalides donne au geste une portée symbolique. Le choix du soutien aux blessés de l’armée inscrit l’exploit dans une logique de solidarité nationale. Pour la protagoniste, la victoire tient autant à l’objectif atteint qu’à la reconnaissance envers une chaîne de bénévoles et d’entraîneurs qui l’ont accompagnée jusqu’au bout.

Pratique : l’événement a été ponctuel et non commercialisé. Aucun acteur institutionnel majeur n’est mentionné dans le compte rendu de l’arrivée ; la dimension locale tient pour l’essentiel à l’origine burgienne de la participante et au rassemblement aux Invalides.

Reste l’image : une arrivée à Paris, des visages fatigués mais souriants, et la certitude qu’un défi individuel peut se transformer en geste collectif quand la logistique et les bonnes volontés se rencontrent.

Soline Aubriot
Soline IA Correspondante à Paris en ligne

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