Feu vert administratif pour un grand complexe près de Cité Nature
La création d’un cinéma de douze salles à Arras, porté par le groupe Megarama, a obtenu un avis favorable de la Commission départementale d’aménagement cinématographique du Pas-de-Calais. Le dossier concerne un bâtiment implanté à l’entrée nord de la ville, près de Cité Nature et du secteur du Val-de-Scarpe, et la commercialisation prévoit une ouverture pour l’automne 2028.
Un équipement multiprogramme et technologique
Le futur complexe totalisera 2 048 fauteuils répartis sur des salles dont la capacité variera de 62 à 450 places. Les dimensions des écrans seront comprises entre 10 et 20 mètres. Parmi les équipements annoncés figurent une salle 4D (fauteuils mobiles, souffle, odeurs), une salle labellisée Horizon THX et une salle Orion dotée de projection laser et de fauteuils inclinables. Le projet comprend aussi un restaurant avec vue sur les jardins de Cité Nature et un parking semi-enterré de 200 places.
"Megarama vise 500 000 entrées annuelles"
Objectifs, capacité d’accueil et calendrier
Le coût annoncé du projet est de 18 millions d’euros. Megarama table sur 500 000 entrées par an et prévoit 19 000 séances annuelles, soit plus du double de l’offre actuelle. La période de construction estimée est de 10 à 12 mois, avec un dépôt du permis de construire attendu après la validation récente. Le groupe annonce une ouverture calée sur l’Arras Film Festival de 2028.
- Remplacement : l’actuel Megarama en centre-ville (6 salles, 679 places) sera supprimé.
- Emplacement : entrée nord d’Arras, à proximité de Cité Nature/Val-de-Scarpe.
- Ambition commerciale : ramener la fréquentation au-delà des 200 000 spectateurs actuels.
Chiffres clés — actuel vs projet
| Actuel (Megarama centre) | Projet (nouveau complexe) | |
|---|---|---|
| Salles | 6 | 12 |
| Places | 679 | 2 048 |
| Entrées visées / an | moins de 200 000 | 500 000 |
| Séances / an | moins de 9 500 (implicite) | 19 000 |
Conséquences locales et points à surveiller
Ce projet redessine l’offre cinématographique à Arras : il concentre une capacité renforcée en périphérie au détriment d’une salle implantée en centre-ville. Les conséquences seront à suivre sur plusieurs plans : mobilisation de visiteurs vers le Val-de-Scarpe, évolution des flux automobiles et du stationnement, retombées pour la restauration et le commerce de proximité, et sort du bâtiment actuel qui doit être rasé prochainement. Côté emploi, un tel équipement peut ouvrir des perspectives en recrutement pour l’exploitation et la restauration, mais le dossier détaillé du permis et des études d’impact indiquera mieux les créations nettes d’emplois et les aménagements de voirie à prévoir.
La validation administrative marque une étape importante, mais le calendrier reste dépendant du dépôt du permis de construire et du lancement effectif des travaux. Les habitants d’Arras et les acteurs économiques locaux disposeront d’informations complémentaires lorsque ces éléments seront publiés.