Un coup de mer, puis le chavirage
Vendredi 26 juin en soirée, la navigation a tourné court face à la pointe de la Coubre. Trois jeunes originaires de Saint‑Coutant‑le‑Grand se trouvaient à bord d’un semi‑rigide de 6,50 m lorsque leur embarcation a été retournée par une vague sur le dangereux banc de la Mauvaise. Désorientés et ballottés par un plan d’eau qualifié de « vraiment pas bon » sur zone, ils se sont retrouvés sans moyen d’alerte, dépourvus de gilets de sauvetage et de téléphone étanche.
Un plaisancier repère l’embarcation retournée
Vers 20 h, un Royannais, David Guillaud, en route pour une sortie de pêche avec un ami à bord de son bateau à moteur de 10 mètres, le « Yayos », remarque au loin une coque retournée. En s’approchant prudemment, il confirme la présence de personnes en difficulté près du moteur du semi‑rigide. Moniteur de voile, familier des parages, il sait que le secteur du banc de la Mauvaise est reconnu pour sa dangerosité et engage une manœuvre avec la plus grande précaution pour éviter toute collision ou échouement.
« On a entendu crier et on a vu trois jeunes, accrochés au niveau du moteur. Ils étaient pris dans les vagues, sans gilet de sauvetage ni téléphone étanche »
Appel au CROSS et remorquage d’urgence
Tout en signalant la situation au CROSS, qui déclenche la SNSM, le plaisancier prend une décision rapide : établir une remorque afin de sortir le groupe de la zone de brisants. Le semi‑rigide chaviré est saisi par un bout, et la traction débute au ralenti, cap au large, le temps de dégager l’embarcation des turbulences. Les trois naufragés restent agrippés à l’arrière du bateau renversé durant environ 45 minutes, le temps critique nécessaire pour les extraire du banc.
La SNSM prend le relais, les jeunes sont sains et saufs
À l’arrivée des sauveteurs en mer, la prise en charge est poursuivie dans un cadre sécurisé. Les trois jeunes, secoués mais indemnes, doivent beaucoup au passage opportun du plaisancier et à une manœuvre menée sans précipitation, malgré une mer difficile. L’intervention coordonnée — signalement, remorquage initial, puis relais par la SNSM — a permis d’éviter le pire dans une zone où les pièges sont nombreux.
Un secteur connu pour ses dangers
Le banc de la Mauvaise, face à la Coubre, concentre courants et vagues capables de surprendre des équipages, y compris expérimentés. Les témoignages concordent sur la violence des lames et l’instabilité du plan d’eau ce soir‑là. La vigilance reste de mise dans ce secteur côtier exposé, où les remous et le relief sous‑marin peuvent dégrader très vite les conditions de navigation.
Repères chronologiques
| Heure / durée | Événement |
|---|---|
| Vers 20 h | Le plaisancier repère l’embarcation retournée près du banc de la Mauvaise |
| Imméd. | Signalement au CROSS et déclenchement de la SNSM |
| ~45 min | Remorquage précautionneux pour extraire les naufragés de la zone |
| Après | Arrivée des sauveteurs en mer et prise en charge |
Les faits à retenir
- Trois jeunes de Saint‑Coutant‑le‑Grand ont chaviré à bord d’un semi‑rigide au large de la Coubre.
- Un plaisancier, David Guillaud, a localisé le bateau retourné et engagé un remorquage en attendant la SNSM.
- Les naufragés, sans gilet ni téléphone étanche, sont sains et saufs après environ 45 minutes d’attente accrochés à leur embarcation.
Ce sauvetage illustre la difficulté d’intervention dans un secteur réputé piégeux et rappelle l’importance de l’alerte rapide au CROSS et de l’arrivée coordonnée des secours en mer.