Une résidence d'Aytré aux prises avec une prolifération qui pourrit la vie
À La Dunette, résidence du quartier Pierre-Loti à Aytré, des locataires décrivent depuis des années une situation sanitaire dégradée. Cafards, asticots, traces de rongeurs : les témoignages se recoupent. L'ambiance est devenue insalubre, disent-ils, et l'érosion du confort touche tous les étages.
Les habitants racontent des gestes quotidiens imposés par l'invasion : stocker la nourriture au réfrigérateur, colmater au mieux, multiplier les pièges. Certains ont tenté des solutions artisanales ; d'autres attendent une action plus globale du bailleur social concerné, Atlantic Aménagement, dont la réponse est contestée par les résidents.
« Tous les étés, j’ai des asticots qui sortent des plinthes. Une voisine a des crottes de rat sur son balcon, elle est au 1er étage. À Atlantic Aménagement, ils nous disent que ce n’est pas vrai. »
Ce constat vient d'habitants installés depuis plusieurs années. Maeva, qui occupe un appartement au dernier étage du numéro 6, évoque des nuisibles qui pénètrent partout : « La nuit, je les sens courir sur mon lit. » La détresse est palpable. D'autres locataires confirment que le problème semble démarrer par le bas des immeubles et remonter ensuite vers les étages.
Sur place, les approches varient : interventions ponctuelles d'entreprises de dératisation, pose de pièges, conseils d'hygiène. Certains immeubles voisins, comme le Galapagos, ont bénéficié récemment d'un traitement curatif qui a donné des résultats, selon des riverains. Mais la constance de l'infestation à La Dunette alimente un sentiment d'abandon.
- Résidence concernée : La Dunette (quartier Pierre-Loti, Aytré)
- Bailleur : Atlantic Aménagement
- Problèmes signalés : cafards, asticots, présence de rongeurs
- Mesures locales évoquées : interventions ponctuelles d'entreprises, pièges, traitement curatif réussi ailleurs
La parole des locataires met aussi en lumière une difficulté commune : la traçabilité et la coordination des traitements. Certains habitants soulignent qu'ils ne savent pas toujours à quel prestataire s'adresser, ou que les interventions sont temporaires et non suivies d'actions structurelles (réparations, colmatage des points d'entrée, assainissement des caves ou parties communes).
| Immeuble | Problème signalé | Action évoquée |
|---|---|---|
| La Dunette, n°6 | Infestation importante de cafards, asticots aux plinthes | Interventions ponctuelles d'entreprises ; pièges |
| La Dunette, n°8 | Présence de cafards | Entreprise mandatée par le bailleur (selon un habitant) |
| Galapagos (voisin) | Problème ancien | Traitement curatif récent et efficace (selon riverains) |
Les habitants demandent désormais des mesures pérennes : actions combinées de dératisation et d'étanchéité des logements, suivi régulier, information transparente sur les prestataires et calendrier des interventions. Ils veulent aussi des réponses sur la circulation du problème d'un bâtiment à l'autre et sur la prévention collective.
Sur le plan local, cette situation rappelle que la lutte contre les nuisibles est autant une question de santé publique que de gestion locative. À Aytré, la mise en œuvre de plans d'action durables pourrait éviter la répétition de traitements inefficaces et restaurer la confiance entre locataires et bailleur.
Les habitants de La Dunette attendent désormais un suivi clair d'Atlantic Aménagement et des autorités compétentes, faute de quoi certains envisagent de monter des démarches collectives pour faire reconnaître l'état d'insalubrité et obtenir des solutions durables.