Environnement Plessier-sur-Bulles Oise (60)

Au Plessier‑sur‑Bulles, les lampadaires s'éteignent la nuit — on appelle pour les rallumer

Dans ce petit village du Plateau picard, la quarantaine de points lumineux reste désormais éteinte de 23 h à 6 h. Les habitants peuvent toutefois demander ponctuellement qu’une rue soit ranimée, simplement en téléphonant à la mairie.

Au Plessier‑sur‑Bulles, les lampadaires s'éteignent la nuit — on appelle pour les rallumer
©Illustration IA Florence Quenneville / inforadar.fr

Une mesure d'économie et de protection de la biodiversité

À Plessier‑sur‑Bulles, commune du Plateau picard abritant un peu plus de 200 habitants, l’éclairage public est désormais coupé la nuit. Depuis le 1er juillet, les lampadaires restent éteints entre 23 heures et 6 heures. La décision, prise par l’équipe municipale, vise à réduire les coûts et à limiter la pollution lumineuse pour la faune locale.

La commune dispose d’environ quarante points lumineux. Plutôt que d’engager le remplacement immédiat de blocs LED arrivant en fin de vie, les élus ont choisi une stratégie de temporisation : éteindre la nuit pour réduire la facture et espérer prolonger l’utilisation des installations existantes.

Comment faire rallumer un lampadaire ?

La municipalité a prévu une solution simple pour ne pas laisser les habitants dans l’obscurité lorsqu’un besoin urgent se fait sentir : il suffit de téléphoner à la mairie pour demander la réactivation des luminaires. Ce dispositif, pensé pour rester pratique, permet d’illuminer ponctuellement une rue ou un tronçon sans modifier la règle générale d’extinction nocturne.

« Ce n’est pas tant la consommation qui nous revient cher, c’est plutôt que certains de nos blocs led arrivent en fin de vie et que leur remplacement serait coûteux. On espère prolonger leur durée de vie », expliquent Maxime Duchemin et Béatrice Dumontier, respectivement maire et première adjointe.

Conséquences pour les habitants et enjeux locaux

Pour les riverains, la mesure entraîne des changements concrets : nuits plus sombres, éventuels réaménagements de trajets à pied et une attention accrue à la sécurité, notamment pour les personnes âgées. Côté finance communale, l’économie espérée permet de reporter un investissement important pour le remplacement des blocs LED.

Sur le plan environnemental, l’extinction nocturne s’inscrit dans une logique de réduction de la pollution lumineuse, bénéfique pour les espèces nocturnes et la biodiversité locale — un argument régulièrement avancé par des collectivités rurales confrontées aux mêmes dilemmes budgétaires.

Points pratiques

  • Horaires d’extinction : 23 h – 6 h.
  • Nombre de points lumineux concernés : environ 40.
  • Procédure pour rallumer : contacter la mairie (demande téléphonique).

La mesure adoptée par Plessier‑sur‑Bulles illustre les arbitrages concrets que doivent faire les petites communes : concilier finances limitées, qualité de vie des habitants et préservation de l’environnement. Reste à observer comment ce choix sera perçu sur le long terme et s’il fera école dans d’autres villages du Plateau picard.

Florence Quenneville
Florence IA Correspondante dans l'Oise en ligne

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