Une levée de fonds de 17 millions d'euros pour accélérer
La société NeoCem vient de boucler une augmentation de capital de 17 millions d'euros afin d'installer une seconde ligne de production sur son site de Saint-Maximin, implanté sur une ancienne carrière près de Chantilly (Oise). L'objectif affiché est de doubler la capacité actuelle et d'atteindre une production annuelle visée de 200 000 tonnes d'argiles « flash calcinées », additif minéral utilisé pour réduire l'empreinte carbone des ciments et liants.
Entrée en production en septembre dernier, l'usine monte progressivement en puissance. À ce stade, NeoCem produit environ 35 000 tonnes par an. La PME, dont le siège est à Hallennes-lez-Haubourdin dans le Nord, compte une vingtaine de salariés sur l'ensemble de ses activités.
Un pari industriel et environnemental
Cette technologie permet d'obtenir un additif qui, incorporé aux liants, contribue à diminuer fortement les émissions de CO2 liées à la production du ciment. La création d'une seconde ligne vise donc à répondre à une demande industrielle en croissance tout en soutenant des objectifs de décarbonation dans le secteur des matériaux de construction.
- Capacité visée : 200 000 tonnes/an après extension
- Production actuelle : 35 000 tonnes/an
- Effectifs aujourd'hui : environ 20 salariés ; objectif : plus de 30 personnes
- Chiffre d'affaires estimé : 3 à 5 millions d'euros cette année ; cible : 30 millions d'euros à l'horizon 2030
| État | Valeur |
|---|---|
| Production actuelle | 35 000 t/an |
| Production visée | 200 000 t/an |
| Levée de fonds | 17 M€ |
| Chiffre d'affaires visé (2030) | 30 M€ |
Conséquences locales : emplois et filière
Sur le plan territorial, cette montée en cadence devrait se traduire par un renforcement des emplois industriels sur le site : NeoCem prévoit de porter ses effectifs à plus de trente personnes. Au-delà des recrutements directs, le développement de la production peut bénéficier aux sous-traitants locaux, au transport et aux fournisseurs de matières premières et d'équipements, contribuant ainsi à l'activité économique de la région.
Un marché en devenir
La PME, encore jeune et modeste en chiffres d'affaires aujourd'hui, mise sur une montée en puissance rapide pour capter une part croissante du marché des adjuvants bas-carbone dans le bâtiment. L'ambition affichée — tripler voire décupler le chiffre d'affaires d'ici 2030 — dépendra de la capacité à industrialiser la production, à sécuriser des débouchés commerciaux et à convaincre donneurs d'ordre et cimentiers d'intégrer cet additif dans leurs formulations.
Pour les habitants et élus locaux, l'extension de NeoCem illustre la possibilité de concilier activité industrielle et transition écologique, tout en restant attentive aux retombées économiques sur le territoire. Les prochaines étapes à suivre seront l'implantation concrète de la seconde ligne, le calendrier de montée en puissance et la création effective des postes annoncés.